Nantes Métropole n’est pas la plus ensoleillée des grandes villes françaises, mais elle croit en son potentiel photovoltaïque. Elle a fait appel à In Sun We Trust pour le calculer, avec une précision jamais atteinte en Europe. La startup dévoile en avant-première les surprenantes conclusions de son étude.

Ensoleillement Nantes MétropoleNous avons mis en place en octobre dernier un partenariat inédit avec la Métropole de Nantes. Cette dernière s’est en effet fixée un objectif ambitieux : doubler la production d’énergie renouvelable d’ici 2020 et la tripler à l’horizon 2030”, précise David Callegari, co-fondateur de la startup In Sun We Trust. Pour accélérer le déploiement de l’énergie solaire sur son territoire, la Métropole a mis à disposition de tous ses habitants une plateforme innovante, qui les aide à réaliser leurs projets solaires (autoconsommation, thermique ou vente de leur production électrique). En saisissant leur adresse, les utilisateurs découvrent le potentiel de production de leur toiture. Ils sont accompagnés gratuitement dans toutes leurs démarches par les experts d’In Sun We Trust, qui les mettent notamment en relation avec les meilleurs installateurs de panneaux solaires à Nantes Métropole. Grâce à une technologie de pointe, In Sun We Trust connaît le potentiel solaire de chaque m2 de toiture du territoire. Ainsi, chaque habitant peut connaître la rentabilité potentielle d’une installation de panneaux solaires sur son logement, ou ses bureaux. Après une analyse approfondie des données, la startup a établi le profil “solaire” de Nantes Métropole. Voici les premières conclusions.

89 % des bâtiments éligibles à l’énergie solaire

Première surprise de ces résultats : une écrasante majorité d’habitants de l’agglomération nantaise peuvent s’équiper en panneaux solaires photovoltaïques, thermiques ou aérovoltaïques de manière rentable. Plus précisément, cela signifie que 89 % des toitures peuvent accueillir à minima un capteur solaire, avec un taux de rentabilité positif. Les contraintes d’urbanisme ne sont pas déterminantes : à Nantes Métropole, elles concernent environ 1% des toitures. Pour certains, l’ensoleillement de leur toiture pourrait être exploité par une installation en autoconsommation, de taille réduite. D’autres pourraient réaliser un projet beaucoup plus ambitieux, d’une puissance de centaines de kilowatts-crête (kWc). Bonne nouvelle, donc : à Nantes Métropole, tout le monde ou presque peut jouir des bienfaits du solaire. Et contribuer ainsi à l’objectif de la collectivité.

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Le solaire peut couvrir 80 % des besoins en électricité

Si tout le potentiel exprimé ci-dessus était exploité, près de 2,8 gigawatts (GW) de panneaux solaires photovoltaïques pourraient être installés sur les toitures de la Métropole. Chaque année, un peu moins de 3 térawatts-heure (TWh) d’électricité propre et renouvelable seraient ainsi produits dans l’agglomération nantaise. Presque de quoi subvenir aux besoins en électricité du territoire, qui se sont élevés à 3,61 TWh en 2012. Bien sûr, faire exclusivement confiance au solaire pour l’approvisionnement d’électricité est encore trop complexe. Le Soleil ne brille pas 24h sur 24, 7 jours sur 7. Il est donc essentiel de diversifier cet approvisionnement, par exemple avec d’autres sources d’énergie renouvelable dont les cycles sont différents. Les calculs démontrent néanmoins que le solaire peut devenir une pièce maîtresse du mix énergétique de la Métropole. Et ce sans empiéter sur des surfaces au sol “utiles” pour l’urbanisme ou l’agriculture : il suffit de puiser dans les quelques 18 km2 de toitures suffisamment ensoleillées du territoire.

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40 % de la surface exploitable sur les grandes toitures

Ces 18 km2 sont répartis sur des bâtiments aux profils très différents, qui peuvent être divisés en trois catégories :

  • les toitures dites “résidentielles”, de loin les plus nombreuses à Nantes Métropole (plus de 80 % des toitures exploitables). Chacune peut accueillir une installation allant de 0 à 9 kWc, soit environ 60 m2 de panneaux solaires. C’est la taille d’installation typique pour des particuliers souhaitant passer à l’énergie solaire. Toutefois, il peut aussi s’agir de plus grandes toitures, dont seulement une partie est suffisamment ensoleillée.
  • les toitures dites “commerciales”. Elles peuvent accueillir une installation allant de 9 à 100 kWc, soit presque 700 m2 de panneaux solaires. Peu de particuliers disposent d’une telle surface disponible. Il s’agit le plus souvent de bureaux, de commerces ou encore de bâtiments publics.
  • les toitures dites “appel d’offres”. Elles peuvent accueillir une installation supérieure à 100 kWc, qui est le seuil maximal autorisé par l’Etat pour bénéficier du tarif d’achat réglementé. Au-delà, ce sont les propriétaires de la toiture qui doivent proposer un prix pour leur production d’électricité ; l’Etat sélectionne les meilleures offres.

Les calculs réalisés pour Nantes Métropole montrent que ces toitures “appel d’offres” représentent 7,6 km2 de surface exploitable pour des panneaux solaires, soit 40 % du total. Pourtant, moins de deux bâtiments exploitables sur 100 appartiennent à cette catégorie. Les gestionnaires de ces quelques milliers de grandes toitures disposent donc d’un gisement solaire considérable. “Ce que montre surtout notre étude, c’est que chaque acteur – particulier, entreprise, collectivité – a un rôle à jouer dans le déploiement du solaire sur l’agglomération nantaise”, commente David Callegari. “L’objectif de la plateforme innovante que nous avons développé avec la Métropole est que chacun puisse faire de son potentiel solaire une réalité.