Les panneaux Solaires sont-ils dangereux ? Découvrez-le maintenant.

Nouveau Guide 2018

 

par Florian. Dernière mise à jour le 07/09/2018

Durée : 8 mins


Les différents risques liés aux panneaux solaires.

Vous avez été nombreux à nous demander de traiter cet épineux sujet.

Installer des panneaux solaires est-il vraiment risqué ?

Les panneaux solaires émettent-ils des ondes cancérogènes ?

Et pour finir, le compteur Linky est-il dangereux ?

Nous répondons à toutes ces questions et bien d’autres dans ce nouveau guide.

C’est parti !

 

CONTENU DU GUIDE :

 


 

CHAPITRE 1 :

Les sinistres liés aux panneaux photovoltaïques


Quelles sont les causes d’un sinistre sur une maison équipée de panneaux solaires et comment les éviter ?

Une étude publiée, par Saretec en 2013, a analysé 195 sinistres entre 2008 et 2012 liés à la présence de panneaux photovoltaïques sur un bâtiment.

Voyons ensemble ce qu’il en ressort.

 

Problèmes d’étanchéité, d’électricité et d’incendie : une cause commune.


Selon l’étude menée par Saretec, 99 % des sinistres surviennent quand les panneaux photovoltaïques sont intégrés au bâti.

Pour rappel l’intégration au bâti, abrégée IAB, est une technique de pose dans laquelle les panneaux se substituent à la toiture et assurent l’étanchéité.

Ce type d’intégration est privilégié pour les installations avec rachat de la totalité de la production électrique par EDF car il permet de bénéficier du meilleur tarif d’achat du kWh.

Cette étude est corroborée par la Commission prévention produits (C2P) qui déclare, après avoir enquêté auprès des grands noms de l’Assurance et de la Construction, « les systèmes photovoltaïques intégrés en toiture sont une source de pathologies ».

Selon la C2P, l’intégration au bâti est susceptible d’engendrer des risques de sinistres de deux types : des défauts d’étanchéité de toiture et des dysfonctionnements électriques pouvant engendrer, dans certains cas, des incendies.

En réaction, l’Agence qualité construction (AQC) a donc mis sous observation, en mars 2017, les produits permettant l’intégration au bâti des panneaux solaires.

Le but de cette mise sous observation ? Identifier les produits ne posant aucun souci afin de permettre aux installateurs et aux personnes souhaitant installer des panneaux solaires de faire les bons choix.

 

Les sinistres liés à la météo


La pluie, le vent, la grêle, la foudre vous inquiètent ? Rassurez-vous.

Les normes n°CEI 61215, n°CEI 61646 et n°CEI 61730 obligent les fabricants à mettre leurs panneaux solaires à rude épreuve.

Ces derniers doivent par exemple résister à l’impact de grêlons de 1,25cm de diamètre maximum projetés à 140 km/h.

La surface patinée des panneaux solaires les protège également du vent et des intempéries.

 

Comment se prémunir de ces risques ?


Toujours selon l’étude de Saretec, sur 195 installations photovoltaïques défectueuses, 122 ont été réalisées par des petites entreprises (SARL ou EURL) et 68 par des grandes voire très grandes entreprises (SAS, SNC).

Et surprise, parmi ces grandes entreprises, nous trouvons de grands groupes de la filière énergie ou encore des entreprises spécialisées…

Il semble donc que l’appartenance à un grand groupe ne vous garantisse pas une meilleure réalisation, d’autant plus que le chantier sera sous-traité dans une grande majorité de cas.

Plus intéressant encore, parmi les 142 entreprises ayant réalisé au moins une installation défectueuse dans l’échantillon étudié, et toujours en activité au moment de l’étude :

  • 27 étaient titulaires du certificat QualiPV ou équivalent.
  • 13 entreprises affichaient sur leur site avoir la qualification QualiPV, sans être, a priori, titulaires du certificat.
  • Les autres entreprises ne semblaient disposer d’aucune qualification spécifique.

Aucune surprise sur ce point : la qualification des entreprises joue un rôle essentiel dans la bonne réalisation des installations photovoltaïques.

Et l’État l’a bien compris puisqu’il a rendu obligatoire, depuis le 1er octobre 2017, la présentation d’une justification de la qualification de l’installateur afin d’obtenir les aides publiques à l’autoconsommation.

Il existe en effet un label « Reconnu Garant de l’Environnement » (RGE), décliné en Quali’PV et Quali’Sol pour le photovoltaïque, qui doit permettre aux clients de mieux se repérer sur le marché.

Toutefois, ces certifications ne sont en aucun cas un gage suffisant de qualité.

C’est ce que révèlent les tests de fiabilité du Label RGE menés par UFC-Que Choisir pour des travaux de rénovation énergétique : prix excessifs, pratiques commerciales agressives, préconisations de travaux incohérentes et peu performantes…

Alors que faire ?

Faites simplement appel à In Sun We Trust.

Pourquoi ? Car seuls 10% des installateurs reconnus « Garant de l’Environnement » franchissent toutes les étapes de notre processus de référencement.

Vous êtes donc sûr(e) d’être mis en relation avec un installateur de qualité.

 

Comment assurer vos panneaux solaires ?


Aujourd’hui, les panneaux solaires sont de plus en plus courants.

Il est donc fort possible que votre contrat de multirisque habitation puisse prendre en charge l’assurance de vos panneaux solaires : soit gratuitement, soit pour une cotisation annuelle de quelques dizaines d’euros supplémentaires.

Cela dit, passez tout de même un coup de fil à votre assureur afin de le prévenir de la future installation solaire et de rédiger un avenant à votre contrat.

Notez également que votre responsabilité civile ne couvre pas les dommages éventuels subis par vos panneaux solaires, qu’ils soient accidentels ou volontaires. 

De ce fait, il peut être intéressant de souscrire à certaines garanties telles que :

  • Le vol ;
  • Les actes de vandalisme ;
  • Et éventuellement, les dégâts provoqués par les aléas naturels.

 

Enfin, il est important de préciser que la plupart des sinistres interviennent dans les 24 mois suivant la fin des travaux.

Or, plusieurs garanties vous protègent durant ce laps de temps :

  • La garantie de parfait achèvement (article 1792-6)

Durant l’année qui suit la réception de l’installation, la garantie de parfait achèvement impose au professionnel de se déplacer et de réparer à ses frais tous problèmes (vices cachés et défaut de conformité) quelles que soient leur importance et leur nature.

 

  • La garantie biennale (article 1792-3)

Durant les 24 mois suivant la pose, l’installateur est également tenu de réparer ou remplacer tout équipement de l’ouvrage qui fait défaut.

 

  • La garantie décennale (article 1792-2)

Enfin, durant les dix années qui suivent la réception de l’ouvrage, l’installateur est tenu de réparer tout dommage qui peut être de nature à :

  1. Compromettre la solidité de l’ouvrage.
  2. Rendre impropre l’ouvrage à sa destination.

 

 

CHAPITRE 2 :

Que faire en cas d’incendie ?


Le risque d’incendie de panneaux solaires est extrêmement faible : moins de 1 pour 10 000 installations.

Mais du fait de la multiplication de ce type d’installations, les sapeurs-pompiers sont de plus en plus souvent confrontés au problème.

La cause ? Souvent une mauvaise pose des panneaux solaires et/ou la surchauffe d’une boîte de jonction défectueuse.

C’est pour cela qu’il est très important de bien choisir son installateur de capteurs photovoltaïques.

Bref.

Dans cette partie, nous allons voir ensemble comment éviter les risques d’incendies et la manière dont les pompiers interviennent en cas de sinistre.

 

Intox : les pompiers refusent d’intervenir


Cela fait quelques mois qu’il se dit sur Internet que les sapeurs-pompiers refusent d’intervenir en cas d’incendie sur un bâtiment équipé de panneaux solaires.

C’est évidemment complètement faux.

Il s’agit d’une rumeur à laquelle il ne faut apporter absolument aucun crédit.

La loi précise en effet « les services d’incendie et de secours sont chargés de la prévention, de la protection et de la lutte contre les incendies ».

Les pompiers interviennent donc en cas d’incendie sur une maison équipée de panneaux solaires qu’ils soient photovoltaïques, thermiques ou hybrides comme le précise le site du Service Départemental d’Incendie et de Secours de Vendée.

 

Incendie et intervention des pompiers


Intervenir sur une toiture équipée de panneaux solaires reste relativement technique.

Le lieutenant-colonel Christian Rodier, chef opérationnel du Service d’incendie et de secours (SDIS) du Puy-de-Dôme, dans son interview pour La Montagne précise que :

« Comme souvent, la prise d’alerte est de première importance. Est-on ou pas en présence de panneaux solaires ? Si oui, le risque est alors connu et nous avons une procédure à suivre.

En effet, depuis mars 2011, il y a eu une évolution réglementaire dans le domaine du photovoltaïque [avec la publication « Conception, mise en œuvre et entretien des systèmes photovoltaïque avec une protection adéquate contre l’incendie », de l’Union allemande du solaire, l’Association allemande pour l’énergie solaire, l’Union centrale des artisans allemands en électricité et information, les pompiers professionnels de Munich et l’Union fédérale des maîtres d’œuvre et experts en prévention des incendies].

Notamment, les installations doivent être pourvues de système permettant de couper la production de courant. »

Il est important de préciser que dans la plupart des cas, les panneaux solaires ne sont pas à l’origine du sinistre.

En effet, les panneaux solaires photovoltaïques en eux-mêmes ne peuvent pas provoquer d’incendie.

Cela dit, certaines installations photovoltaïques défectueuses peuvent contenir des éléments qui deviennent inflammables.

 

CHAPITRE 3 :

Risques ondes panneau solaire onduleur

Panneau solaire et ondes dangereuses


Le danger le plus souvent évoqué quand on parle des panneaux photovoltaïques est l’émission d’un champ électromagnétique.

Qu’en est-il réellement ?

Les panneaux photovoltaïques créent un courant qui ne produit qu’un champ magnétique continu. C’est ce dernier qui serait, selon certains, nocif pour la santé.

Pourtant, le champ magnétique mesuré à 1 m de distance des panneaux solaires ou de l’onduleur est très inférieur (plus de 100 fois) à la limite d’exposition permanente fixée par La Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants.

Vous pouvez donc être rassuré(e).

De plus, il est important de rappeler que nous parlons d’ondes radiofréquences qui, en plus d’être présentes absolument partout dans notre environnement, ne sont pas des rayons X.

Les ondes émises par les panneaux solaires ou les onduleurs photovoltaïques n’ont pas une énergie suffisante pour casser votre ADN.

 

 

CHAPITRE 4 :

Risques Linky ondes

Le compteur Linky est-il dangereux ?


Coûteux, intrusifs, dangereux pour la santé… On peut lire tout et son contraire sur les nouveaux compteurs Linky.

Faisons un point ensemble sur ce que nous savons actuellement.

 

Linky est dangereux pour la santé


Un compteur Linky émet un champ élecromagnétique très faible.

Les mesures les plus récentes réalisées chez des particuliers par l’Agence Nationale des Fréquences, ont montré qu’à 20 cm du boîtier, les niveaux maximaux de champs électromagnétiques mesurés restent 100 à 600 fois inférieurs aux valeurs limites réglementaires.

Donc non, vous n’avez absolument rien à craindre.

Cela dit, la fronde contre le compteur Linky repose également sur la crainte de l’accumulation des appareils autour de nous.

Il est en effet compliqué aujourd’hui de ne pas se trouver proche de téléphones portables, d’antennes-relais, de micro-ondes ou autre.

Cela dit, il convient de prendre un peu de recul pour analyser la situation.

Des centaines d’études ont été conduite depuis 20 ans et le consensus scientifique est assez unanime : les autorités sanitaires internationales, européennes et nationales ont toutes conclu qu’il n’y avait pas de risque avéré pour la santé si nous respectons les limites réglementaires actuellement fixées.

Pour vous donner un exemple concret, les compteurs Linky émettent 100 fois moins de champs électromagnétiques que votre réfrigérateur.

 

 

Linky espionne ma vie privée


Non, car la collecte des données n’est pas obligatoire.

La Commission nationale informatique et libertés (Cnil), s’inquiétait en 2013 que les données transmises par le compteur Linky au distributeur d’électricité permettent à celui-ci de connaître avec précision les habitudes des consommateurs (heures de lever et de coucher, appareils les plus utilisés, etc.).

La Cnil a alors édicté une nouvelle réglementation afin de limiter l’utilisation des données par Enedis : les informations des consommateurs ne pourront être transmises qu’avec leur accord et devront être effacées au bout d’un an.

Cette réglementation a été renforcée par l’entrée en vigueur le 25 mai 2018 du RGPD (Règlement général sur la protection des données).

En effet, la collecte d’informations détaillées de consommation relève de votre vie privée et est donc régulée par le RGPD.

Vous doutez ?

Pourtant le 27 mars dernier, la Présidente de la Cnil mettait en demeure le fournisseur Direct Energie en raison d’une absence de consentement à la collecte des données de consommation issues du compteur communicant Linky.

En effet, comme l’a révélé une enquête terrain, Direct Energie informe bien les clients de la collecte des données de consommation horaires mais cette dernière est présentée comme allant de pair avec l’installation du compteur.

Or, vous l’avez compris, la collecte de vos données n’est pas indispensable à la mise en service de votre nouveau compteur.

 

Maintenant, c’est à vous !


Voilà, vous savez tout ce dont vous avez besoin (ou presque) sur les différents « risques », ou plutôt les différentes polémiques, liés à l’installation de panneaux solaires.

Étiez-vous au courant que la récolte des données à travers le compteur Linky n’était pas obligatoire ?

Aviez-vous entendu la rumeur disant que les pompiers n’intervenaient pas sur les bâtiments équipés de panneaux solaires ?

Souhaitez-vous en apprendre plus sur le processus de référencement de nos installateurs ?

Faites-le moi savoir en laissant un commentaire ci-dessous.

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