Comparatif | Guide 2019 des Prix pour Panneau Solaire Panneau solaire prix (FAQ) – In Sun We Trust

Panneau Solaire Prix : le guide complet

par Yann.
Dernière mise à jour le 12/11/2019
Durée : 10 mins

Vous avez sûrement déjà eu un devis entre les mains.

(Pour changer votre chauffe-eau ? Ou peut-être pour refaire l’électricité ?)

Vous savez qu’il est souvent compliqué de comprendre ce qui y figure et pourquoi.

En effet, les artisans ne font pas toujours les devis les plus simples à comprendre…

Et le solaire n’échappe pas à la règle.

Alors aujourd’hui, je vais tenter de vous apporter des réponses claires.

Combien coûte une installation de panneaux photovoltaïques ?

Une réponse rapide serait de vous dire de compter :

  • 8 500 € pour une installation de 3 kWc ;
  • 14 000 € pour 6 kWc ;
  • Et 18 000 € pour 9 kWc.

Mais pour ces prix, que pouvez-vous attendre ?

Des panneaux solaires de marque inconnue ?

Des micro-onduleurs garantis 20 ans ou un onduleur central ?

Voyons ça dès maintenant !

powered by Typeform

Sommaire :

I. Panneaux photovoltaïques et autoconsommation

  1. Produisez votre électricité
  2. Jusqu’à 45 % d’économies

II. Devis : panneaux photovoltaïques et onduleurs

  1. Marque, technologie, puissance et garanties
  2. Onduleur central ou micro-onduleurs ?

III. Devis : l’intégration des panneaux photovoltaïques

  1. La surimposition
  2. L’intégration au bâti
  3. L’installation sur toiture plate
  4. L’installation au sol
  5. Récapitulatif des prix

IV. Devis : la main d’œuvre

  1. En quoi consiste la main d’oeuvre ?
  2. Les risques de poser ses panneaux soi-même
  3. Avoir recours à un professionnel : les avantages
  4. Conclusion

V. Les aides de l’État

  1. Panneaux solaires en autoconsommation
  2. Panneaux solaires en vente totale

VI. Les équipements annexes : batteries, domotique

  1. Batteries photovoltaïques
  2. Domotique

VII. Le prix va-t-il continuer à baisser ?

  1. Faut-il attendre que les prix baissent ?
  2. Les aides de l’Etat vont disparaître

VIII FAQ

  1. Combien coûtent des panneaux solaires ?
  2. Peut-on économiser en posant soi-même ses panneaux ?
  3. Faut-il attendre que les prix baissent ?

Chapitre 1 :

Panneaux photovoltaïques et autoconsommation

Produisez votre propre électricité verte


 Si vous êtes déjà familier/ère avec les concepts d’autoconsommation, de surplus ou d’obligation d’achat, rendez-vous directement au chapitre 2.

Si vous êtes toujours là, clarifions dès maintenant quelques termes.

Qu’est-ce qu’un panneau photovoltaïque ?

C’est une plaque composée de silicium qui produit de l’électricité grâce aux rayons du soleil et à  l’effet photovoltaïque.

Vous pouvez ensuite librement choisir entre :

① L’autoconsommation  : dans ce cas vous consommez l’électricité produite par vos panneaux solaires ;

② La vente totale ou partielle : vous vendez alors le surplus ou l’intégralité de votre production à EDF Obligation d’Achat (j’explique cela juste après).

Autoconsommation : jusqu’à -45 % sur votre facture


Reprenons : en autoconsommation, vos panneaux solaires produisent de l’électricité qui est immédiatement injectée dans votre maison.

Vous alimentez votre machine à laver, votre ballon d’eau chaude électrique ou même la borne de chargement de votre voiture électrique :

schéma fonctionnement panneaux solaires en autoconsommation

C’est autant d’électricité que vous n’achetez plus à votre fournisseur.

Résultat ? Vous économisez sur votre facture d’électricité jusqu’à 45 %.

Mais ce n’est pas le seul avantage.

Vous pouvez également obtenir un revenu complémentaire.

Comment ?

Grâce au fameux « surplus » évoqué précédemment !

Vers 13 heures et par beau temps, il est possible que vos panneaux solaires produisent plus d’électricité que vous n’en consommez.

On appelle cette électricité qui n’est pas utilisée le « surplus » de production.

Et ce surplus peut être vendu à EDF Obligation d’achat (c’est l’entité d’EDF mandatée par l’État pour racheter l’électricité des producteurs particuliers).

Cerise sur le gâteau : le surplus que vous vendez est injecté dans le réseau local.

En d’autres termes, vous devenez fournisseur d’électricité pour votre quartier.

Grâce à vous, vos voisins consomment désormais de l’électricité 100 % verte !

Chapitre 2

Devis : panneaux photovoltaïques et onduleurs

Les panneaux solaires : marque, technologie, puissance et garanties


① La marque

Comme nous allons le voir par la suite, chaque marque propose une puissance, des garanties, ou encore des performances différentes.

Choisir la marque des panneaux solaires ou comprendre celle qui vous est proposée est donc primordial.

D’autant plus que vos panneaux solaires resteront sur votre toit pendant plus de 35 ans !

Du coup, j’ai analysé le prix des marques les plus plébiscitées sur le marché français en 2019.

Sans surprise, les prix varient sensiblement d’une marque à l’autre.

Les prix sont indiqués pour un modèle représentatif de chaque fabricant et représentent une moyenne des prix observés.

Ils peuvent en effet varier d’une période à une autre pour des raisons liées au marché comme l’approvisionnement, une demande plus élevée, etc.

  Origine Prix unitaire HT
Sunpower Etats-Unis 400 €
LG Corée du Sud 300 €
QCells Allemagne/Corée du Sud 220 €
JA Solar Chine 220 €
Eurener Espagne 220 €
Axitec Allemagne 250 €
Systovi France 250 €

Alors que retenir ?

Choisir la marque de ses panneaux solaires, c’est comme choisir la marque de sa voiture.

Vous pouvez investir dans la qualité, la fiabilité et les finitions exceptionnelles.

Dans ce cas, les « Ferrari » des panneaux solaires sont sans conteste Sunpower et LG.

Les panneaux Sunpower et LG sont puissants et affichent les meilleurs rendements, de même qu’une excellente fiabilité du point de vue du matériel.

Ce sont aussi les plus chers.

Vous pouvez aussi investir dans un compromis entre qualité/fiabilité/robustesse et prix accessible.

Dans ce cas, toutes les autres marques présentes dans le tableau ci-dessus sont les « Mercedes » des panneaux solaires.

② La technologie

En général, on vous proposera deux types de panneaux : les monocristallins et les polycristallins.

Mais quelle est la principale différence entre ces deux technologies ?

C’est simple : la production d’électricité.

En effet, les panneaux monocristallins ont des rendements élevés compris entre 16 et 24 %.

Les polycristallins ont quant à eux des rendements qui atteignent au maximum 18 %.

Et cette différence impacte votre installation à deux niveaux :

  • Le prix :

Parce que monocristallin est plus récent et plus performant, c’est aussi naturellement le plus cher lors de la pose.

Mais aujourd’hui, les installateurs ne posent presque qu’exclusivement du monocristallin pour le résidentiel.

Car s’il est plus cher à l’achat, il compense largement ce surcoût par la plus grande production d’électricité qu’il permet !

  • La taille de votre installation :

Comme le monocristallin est plus performant à surface égale, il est davantage conseillé pour les installations « petites toitures ».

L’équation est assez simple.

Avec du polycristallin, le rendement est plus faible que du monocristallin. Pour obtenir la même production d’électricité, il faut donc plus de surface de toiture, c’est-à-dire plus de panneaux à poser, donc des travaux plus importants, et finalement, plus de main d’œuvre.

Aujourd’hui, le monocristallin tend à s’imposer sur les petites comme les grandes installations.

La raison ?

Grâce aux avancées technologiques, il devient de plus en plus compétitif par rapport au polycristallin !

panneaux solaires en surimposition

En plus, les panneaux monocristallins sont plus esthétiques que les panneaux polycristallins.

En effet, de couleur noir homogène, les panneaux solaires monocristallins s’intègrent visuellement très bien à la majorité des toitures françaises.

Il existe même des panneaux monocristallins dits « full black », qui vous sont complètement noirs, du panneaux lui-même aux montants de fixation.

Résultat : ils sont encore plus discrets et élégants.

En plus de ne pas altérer l’aspect visuel de votre maison, le monocristallin est également conseillé si vous résidez en zone protégée : il sera un des critères dans l’autorisation de l’ABF pour votre projet.

Les panneaux polycristallins présentent eux un couleur bleu clair non homogène. Ils sont donc beaucoup plus visibles et peuvent être considérés par certains comme moins esthétiques.

③ La puissance

Aujourd’hui, vous trouvez des panneaux photovoltaïques dont la puissance varie entre 220 et plus de 400 watt-crêtes.

Si chaque année la puissance ne cesse d’augmenter, il devient de plus en plus difficile de trouver des panneaux solaires de puissance inférieure à 300 Wc.

Cela ne veut pas dire qu’il faille à tout prix investir dans les panneaux les plus puissants du marché.

C’est plutôt un savant calcul entre place disponible sur votre toit et paliers d’aides de l’État (nous reviendront sur ce point dans la partie consacrée aux aides).

Quoi qu’il en soit, plus les panneaux sont puissants, plus ils sont chers !

Voici un ordre de grandeur estimatif (hors-taxe) pour 10 panneaux d’une même marque (QCells) selon leur puissance.

(Ces prix n’incluent pas la main d’œuvre et le reste du matériel. Il ne prend en compte que les panneaux seuls).

Puissance 10 x 300 Wc 10 x 305 Wc 10 x 325 Wc
QCells Q Peak 2 200 € 2 460 € 2 970 €

④ Les garanties et la durée de vie :

Les panneaux solaires sont des équipements particulièrement fiables.

C’est pourquoi les fabricants offrent systématiquement des garanties étendues (couvrant souvent la moitié de la durée de vie d’un panneau).

Les garanties sont de deux sortes :

  1. La garantie matériel : elle vous permet d’être remboursé(e) en cas de défaillance des panneaux solaires ;
  2. La garantie linéaire de production : C’est elle qui va garantir qu’au bout de 25 années, vos panneaux solaires ne produiront pas moins de x % (en général 85 %) de leur production initiale.

Voici un récapitulatif des garanties selon le fabricant :

  Garantie matériel Garantie linéaire de production
Sunpower 25 25
LG 25 25
QCells 12 25
JA Solar 12 25
Eurener 20 25
Axitec 15 25
Systovi 20 25

Il est difficile de dire combien coûte une garantie dans le montant total du devis.

Mais finalement, ce n’est pas le plus important.

Ce qui compte, c’est que le fabricant soit sérieux, robuste et fiable pour que si un jour vous deviez faire jouer la garantie, il existe toujours !

En ce qui concerne les fabricants cités plus haut, aucun risque : ils seront toujours là si un jour vous rencontrez un problème !

Mais d’ailleurs, que se passe-t-il après les 25 ans sous garantie ?

Vos panneaux solaires ne s’arrêtent pas de produire, loin de là !

Retenez qu’ils ont une durée de vie supérieure à 35 ans !

En effet, les premières installations solaires produisent encore aujourd’hui avec des rendements toujours excellents, plus de 35 ans après leur mise en service !

Onduleur central avec optimiseurs ou micro-onduleurs


Après les panneaux solaires, l’onduleur est la deuxième pièce maîtresse de votre centrale photovoltaïque.

Il existe deux sortes d’onduleurs.

① Onduleur central avec optimiseurs :

Sans optimiseurs, l’onduleur central seul gère la conversion du courant pour l’ensemble des panneaux solaires installés en série.

Il est particulièrement adapté à une installation homogène.

C’est-à-dire une installation réalisée sur un seul et unique pan de toiture et ne présentant pas d’ombrage.

Pourquoi ?

Tout simplement car il est connecté à votre série de panneaux solaires.

Cela signifie que si l’un d’eux est impacté par une baisse de production, c’est toute votre installation qui subit la même baisse.

Heureusement, il existe une solution.

Un onduleur central peut être complété par des optimiseurs qui rendent en quelque sorte chaque panneau indépendant.

Dernière chose à retenir : il devra être remplacé tous les 10 ans environ (si vous ne souscrivez pas à une extension de garantie).

J’ai résumé pour vous le prix des onduleurs centraux selon leur marque, pour une installation de 3 kWc (plus l’installation est puissante, plus les onduleurs seront chers).

Marque Garantie Prix estimatif HT (sans la pose)
Onduleur central seul Fronius7 ans Environ 1 000 €
SMA 5 ansEnviron 1 400 €
Solar Edge 12 ans Environ 1 000 €
Optimiseurs Solar Edge25 ansEnviron 500 €

② Les micro-onduleurs :

Pour faire simple, ce sont des onduleurs miniatures placés directement derrière chaque panneau.

Ils ne gèrent donc la conversion que pour le panneau sur lequel ils sont attachés.

C’est pourquoi, contrairement à l’onduleur central, l’installation continue de produire même si l’un des panneaux ne fonctionne plus.

Ils sont particulièrement adaptés si votre toiture subit des ombrages partiels durant la journée.

En revanche, ils sont plus chers à l’achat mais bénéficient d’une garantie produit de 25 ans.

J’ai résumé pour vous le prix des micro-onduleurs pour une installation de 3 kWc (plus l’installation est puissante, plus il y aura de panneaux et donc de micro-onduleurs).

Marque Garantie Prix estimatif HT (sans la pose)
Micro-onduleurs Enphase25 ans Environ 2 000 €
AP System 20 ansEnviron 2 000 €

Chapitre 3 :

Devis : l’intégration des panneaux photovoltaïques

Il existe plusieurs types d’intégration des panneaux solaires en toiture.

Le type d’intégration est toujours mentionné, souvent en en-tête du devis :

La surimposition


Dans le cas de la surimposition, les panneaux solaires sont simplement installés au-dessus de votre toiture.

Ils produisent de l’électricité mais ne se substituent pas au toit.

Cette solution présente de nombreux avantages :

① A la différence de l’IAB, il est possible de réaliser des installations en surimposition sur d’autres surfaces comme les toitures plates, les pergolas, les ombrières pour parking etc. ;

② La surimposition est moins onéreuse que l’Intégration au bâti (IAB) ;

③ En surimposition, l’installation des panneaux est plus rapide qu’en IAB (en moyenne 2 jours) ;

④ Enfin, la surimposition est plus respectueuse de l’intégrité de la toiture ce qui limite certains problèmes pouvant survenir lors d’une IAB mal faite, comme les problèmes d’étanchéité.

L’intégration au bâti (IAB)


Dans le cadre d’une installation photovoltaïque en Intégration au bâti (ou IAB), les panneaux se substituent à la toiture et assurent l’étanchéité, ce qui donne un aspect très esthétique à l’installation.

Jusqu’à récemment (fin 2018), l’Intégration au Bâti permettait de bénéficier du tarif d’achat du kWh photovoltaïque le plus élevé.

Mais avec l’harmonisation des tarifs décidée par la loi, c’est le principal avantage de l’IAB qui disparaît.

Aujourd’hui, ce type d’intégration reste intéressant si vous habitez en zone protégée et que les contraintes architecturales vous y obligent.

Le principal inconvénient de cette méthode est qu’elle nécessite de retirer l’élément de couverture afin d’intégrer les panneaux à la toiture.

Cela demande de très bonnes compétences en couverture pour que l’installation soit complètement étanche.

C’est donc le mode d’intégration le plus onéreux.

panneaux solaires en intégration au bati (IAB)
panneaux solaires drome

L’installation sur toiture plate


Vous avez un toit terrasse ?

Ce n’est pas un problème, vous pouvez quand même poser des panneaux solaires.

Pour que les panneaux restent inclinés afin de capter le rayonnement du soleil, ils sont montés sur une structure lestée.

Comme ça, vos panneaux ne s’envolent pas à la première bourrasque.

En plus, le lest est conçu pour ne pas endommager la couverture de votre toit terrasse !

L’installation au sol


Une autre alternative existe pour produire de l’électricité sans toucher à son toit : installer des panneaux solaires au sol.

L’avantage de ce type d’installation ?

A la différence des deux précédents modes d’intégration qui nécessitent une déclaration préalable à la mairie, une installation au sol < 3kWc et de moins d’1m80 ne demande aucune démarche préalable (sauf si les panneaux solaires sont installés dans une zone protégée).

Ce type d’installation présente toutefois de gros inconvénients :

  1. Vous ne pouvez pas choisir la vente totale ;
  2. Vous devez donc choisir l’autoconsommation, sans toutefois avoir le droit de vendre le surplus. Que devient alors le surplus ?
    • Soit vous devez l’injecter gratuitement sur le réseau ;
    • Soit vous devez brider la production (ce qui est coûteux) ;
  3. Enfin, vous n’avez pas le droit aux aides de l’État.
Installation de panneaux solaires au sol
Panneaux solaires au sol

Le prix des différents types d’intégration


Maintenant que nous avons vu tous les types d’intégration, voici un comparatif des prix pour une installation de 3 kWc tout compris :

Type d’intégration Prix TTC sans la prime de l’Etat Prix TTC avec la prime de l’Etat Prix TTC avec la prime de l’Etat et la vente subventionnée sur 20 ans
Surimposition 8 500 € 7 330 € 5 680 €
Intégration au bâti 9 000 € 7 830 € 6 180 €
Toiture plate 8 300 € 7 130 € 5 480 €
Installation au sol 7 000 € 7 000 € 7 000 €

Comme vous pouvez le voir, les aides (prime et tarif de vente subventionnée) permettent de faire beaucoup d’économies sur le coût de votre installation. Mais elle n’est pas valable pour tous les types de pose !

Pas de panique, je vous explique plus en détail un peu plus loin dans l’article en quoi consiste cette fameuse prime.

Chapitre 4 :

Devis : la main d’œuvre

La main d’œuvre : en quoi ça consiste ?


La main d’œuvre représente une part importante du devis (entre 20 et 30 % selon la difficulté du chantier).

Il est donc important de comprendre ce qui vous est réellement facturé par un installateur certifié RGE.

Voici grosso modo comment se déroule un chantier :

① Diagnostic technique : 

L’installateur devra toujours vérifier la faisabilité technique de votre toiture (inclinaison et orientation de la toiture idéale, absence d’ombrages, etc.).

Il peut le faire à distance s’il est équipé pour, ou bien il se déplace chez vous.

A l’issue du diagnostic, l’installateur est en mesure de vous proposer un devis définitif.

② Pose d’un échafaudage : 

Si la toiture est en hauteur, l’installateur doit poser un échafaudage pour des raisons évidentes de sécurité, ou intervenir avec un harnais.

Or cela requiert des compétences prévues par la loi.

Un installateur qui ne possède pas ces compétences se met en danger. Il risque aussi d’endommager votre façade et/ou votre toiture dans le cas d’une pose défectueuse d’un échafaudage.

fixation panneau solaire en surimposition sur rails

Pose des systèmes de fixations :

Les travaux peuvent maintenant commencer !

1ère étape ?

La pose des éléments de fixation des panneaux solaires.

Selon le type d’intégration que vous avez choisi, cela peut être relativement long :

  1. En surimposition : pose de rails et de bacs aciers (plutôt rapide) ;
  2. En IAB : remplacement d’une partie de la toiture, pose des panneaux et travaux d’étanchéité (plus complexe et moins rapide) ;
  3. Sur toiture plate : pose des bacs lestés (plutôt rapide).

Pose des panneaux solaires :

Les fixations sont posées, prêtes à accueillir les panneaux !

Cette étape n’est pas particulièrement longue, mais elle doit être réalisée avec beaucoup de minutie et d’exactitude.

Vous ne voudriez pas que les panneaux s’envolent au premier coup de vent !

En plus, une pose mal effectuée et c’est l’ensemble de la ligne des panneaux solaires qui n’est pas parallèle au faitage ou parfaitement centrée.

Résultat : c’est l’esthétique de votre installation qui est compromise.

Installation du matériel complémentaire :

Enfin, vient la dernière phase des travaux : la pose des câblages et la connexion des panneaux solaires à l’onduleur ou aux micro-onduleurs.

Cette étape est cruciale et demande de très bonnes compétences en électricité !

Les démarches administratives :

On a tendance à négliger cette étape, mais sans démarches administratives, votre installation ne verra jamais le jour.

  1. Envoi de la demande préalable à la mairie avant de pouvoir commencer les travaux ;
  2. Demande de raccordement à ENEDIS à la fin des travaux ;
  3. Edition du CONSUEL (120 € TTC si vous faites l’installation vous-même)
  4. Démarches avec EDF Obligation d’Achat pour la vente.

Autant vous dire que si l’on n’a jamais fait ces démarches, on peut s’y arracher les cheveux !

Les risques de poser ses panneaux solaires soi-même


Pourquoi ne pas poser ses panneaux solaires soi-même ?

En effet, il existe de nombreux kits solaires dans le commerce, et certains téméraires se sont déjà lancés dans l’aventure.

Mais entre un petit kit facile à poser et une installation capable de survenir aux besoins de votre habitation, le niveau de complexité n’est pas du tout le même.

Et outre les risques évidents pour votre sécurité (chute du toit par exemple), il faut être conscient que poser soi-même ses panneaux solaires peut s’avérer dangereux.

En effet, comme le fait remarquer l’Agence qualité construction (AQC), une pose mal effectuée peut engendrer des risques nombreux :

① Risque de surchauffe : 

Mal fixer ses panneaux peut-être très dangereux et entraîner une mauvaise ventilation.

Résultat : les panneaux peuvent surchauffer et finalement casser !

C’est encore plus vrai pour l’intégration au bâti qui n’est pas réalisable soi-même à moins d’être couvreur et électricien !

Risque d’infiltration :

En posant les fixations sur votre toit, il y a un risque important de l’abîmer.

S’il n’est plus parfaitement étanche, des infiltrations d’eau seront susceptibles de compromettre votre charpente, voire de provoquer des court-jus qui déclencheraient un incendie !

Dans le cas d’une IAB, le risque est d’autant plus élevé que les panneaux sont censés faire office d’étanchéité !

③ Risque de dysfonctionnement électrique : 

L’étape de la pose des câblages est primordiale et constitue un travail d’électricien professionnel.

Pourquoi ?

Car manipuler des branchements avec du matériel sous tension, avec du courant continu, n’est vraiment pas du ressort de tout le monde.

Pour une personne inexpérimentée, le risque est de mal installer les connectiques et provoquer un dysfonctionnement électrique.

Or des connexions défectueuses entre les panneaux solaires, ou entre les panneaux et l’onduleur/les micro onduleurs peut avoir des conséquences très graves :

  • Niveau #1 : elles provoquent une perte de production ;
  • Niveau #2 : le contact avec certains composants de l’installation peut provoquer un choc électrique, très dangereux pour la personne en contact ;
  • Niveau #3 : les courts-circuits induits par les connexions défectueuses peuvent provoquer un départ de feu.

④ Votre assurance ne couvre pas l’installation défectueuse d’un kit

Dans le cas d’un incendie, vous pouvez non seulement causer des dégâts considérables à votre logement, mais aussi aux maisons voisines.

Or si cela devait arriver, il faut bien que quelqu’un paie pour les réparations.

Et ce quelqu’un, c’est le poseur du kit solaire. Autrement dit vous.

En effet, votre assurance habitation ne couvre que le kit lui-même et pas les dommages causés.

En d’autres termes, vous devrez supporter tous les frais liés aux réparations.

⑤ La reprise de chantier

Si l’un des risques précédents se matérialise mais que vous souhaitez conserver une installation solaire en état de marche, que faire ?

Vous devez contacter un installateur pour qu’il effectue une reprise de chantier.

Or dans la grande majorité des cas, l’installateur préférera repartir de zéro et poser une nouvelle installation solaire.

Pourquoi ?

Car s’il essaie simplement de réparer votre kit existant, il met en jeu son assurance décennale, avec le risque qu’un nouveau disfonctionnement apparaît : il doit alors s’acquitter de sa franchise.

Résultat des courses ?

Vous avez non seulement payé pour un kit solaire, mais aussi pour les travaux en cas de dommages sur votre maison, ainsi que l’installation de la reprise de chantier.

La facture devient très salée !

Les avantages d’avoir recours à un professionnel


Il y a de nombreux avantages à avoir recours à un professionnel pour l’installation de vos panneaux solaires.

Les voici pêle-mêle :

  1. En cas de pépin, vous êtes couvert(e) par la biennale et la décennale de l’installateur. Si vous posez vous-même les panneaux, vous n’êtes pas couvert(e) par votre assurance ;
  2. Avoir recours à un installateur RGE est indispensable pour toucher les aides de l’État (primes, tarif de rachat du surplus, TVA réduite). Si vous posez les panneaux vous-même, vous n’y avez pas le droit ;
  3. Avoir recours à un installateur vous protège des nombreux risques évoqués dans la partie précédente.

Conclusion


Installer ses panneaux solaires soi-même, c’est donc possible.

Mais avoir recours à un professionnel peut vous éviter bien des ennuis.

Récapitulons une offre complète telle que nous la négocions dans notre réseau d’installateurs certifiés RGE :

  Contenu de l’offre
Etude de faisabilité Gratuit
Panneaux solaires (Choix parmi les meilleures marques)
Systèmes de fixation
Onduleur ou micro-onduleurs
Câblage et coffrets de protection
Main d’oeuvre
Garantie de production d’électricité
Démarches administratives (y compris pour les ABF)
Prix estimatif TTC 8 500 €
Raccordement réseau + 50 €

En plus, en passant par un professionnel RGE, vous pouvez toucher les aides de l’État.

Chapitre 5 :

Les aides de l’État

Les panneaux solaires vous donnent droit à des aides qui réduisent significativement le prix de votre installation.

Panneaux photovoltaïques en autoconsommation


① La prime à l’autoconsommation :

Vous touchez une prime à l’autoconsommation qui va tout simplement dépendre de la puissance installée.

Concrètement, voici les montants au quatrième trimestre 2019 de la prime à l’autoconsommation, selon le nombre de kWc installés :

Puissance de l’installation photovoltaïque Montant d’aide versé pour chaque kWc installé
⩽ 3 kWc 390 €
⩽ 9 kWc 290 €
⩽ 36 kWc 180 €
⩽ 100 kWc 90 €

La prime est versée sur les 5 premières années de fonctionnement de votre installation photovoltaïque.

Que se passe-t-il par exemple si vous installez 9 kWc ?

Vous touchez une prime de 9 x 290 €, soit un total de 2 610 €.

Finalement, vous touchez 2 610/5= 522 € pendant 5 ans.

Tarif d’achat subventionné :

Si votre installation solaire produit un surplus, celui-ci peut être revendu à EDF Obligation d’Achat pour un tarif fixe pendant 20 ans, convenu lors de la signature du contrat.

Au 4ème trimestre 2019, ce tarif était de 0.10 € par kWh.

En plus, le tarif d’achat étant fixe pendant 20 ans, il est garantie. Autrement dit, personne ne pourra y toucher pendant les 20 prochaines années et ne risquera pas de disparaître à l’inverse de la prime à l’autoconsommation.

Concrètement, quel est le montant réel de cette aide de l’État pour valoriser votre surplus ?

Voyons cela en fonction de la quantité de surplus produite* :

Puissance Surplus annuel Montant de l’aide sur 1 an Montant de l’aide sur 20 ans
3 kWc Entre 600 kWh et 1 050 kWh Entre 60 et 105 € Entre 1 200 et 2 100 €
6 kWc Entre 1 200 kWh et 2 100 kWh Entre 120 et 210 € Entre 2 400 et 4 200 €
9 kWc Entre 1 800 kWh et 3 150 kWh Entre 180 et 315 € Entre 3 600 et 6 300 €

*Le montant du surplus est calculé sur une moyenne observée de 25 % de la production totale d’électricité de la centrale solaire. Dans la pratique, plus la puissance augmente, plus la part du surplus augmente.

TVA réduite :

Si la puissance installée de vos tuiles solaires ne dépasse pas 3 kWc, vous bénéficiez de la TVA réduite à 10 %.

Au-delà de 3 kWc, la TVA passe au taux normal de 20 %.

Panneaux solaires en vente totale


Dans le cadre du contrat avec EDF O.A. (le service mandaté par l’État pour racheter l’électricité aux producteurs particuliers et professionnels), vous vendez le kilowatt-heure (kWh) d’électricité verte à un tarif :

  • Subventionné par l’État ;
  • Et garanti pendant 20 ans.

Ainsi, vous amortissez plus rapidement votre installation !

Au troisième trimestre 2019, le tarif d’achat du kWh solaire dépend la puissance de votre installation :

Puissance Tarif d’achat du kWh
⩽ 3 kWc 0,1857 €
⩽ 9 kWc 0,1579 €
⩽ 36 kWc 0,1207 €
⩽ 100 kWc 0,1076 €

Chapitre 6 :

Les équipements facultatifs : batteries & domotique

A la toute fin de votre devis, vous trouverez les équipements optionnels.

Ils auront pour but d’améliorer la performance de votre installation photovoltaïque.

Mais attention : ils peuvent vite rendre l’addition très salée, sans pour autant trouver une réelle utilité.

Petit tour d’horizon.

Les batteries photovoltaïques


En autoconsommation, lorsque votre installation solaire produit un surplus vous avez deux choix :

  1. Revendre ce surplus à EDF OA ;
  2. Ou le stocker pour l’utiliser plus tard.

Or pour stocker ce surplus, vous aurez donc besoin d’une batterie photovoltaïque.

Grâce aux batteries, vous gagnez en indépendance énergétique, puisque vous consommez moins d’électricité issue du réseau.

Vous économisez en moyenne 10 % supplémentaires sur votre facture d’électricité.

Si vous avez bien suivi, cela fait que vous pouvez réaliser au total jusqu’à 55 % d’économies sur votre facture.

Par ailleurs, une fois la batterie complètement chargée, vous pourrez toujours vendre le surplus éventuel à EDF OA.

Elle peut même s’avérer nécessaire si vous habitez dans des zones reculées non raccordées au réseau.

Dans ce cas, les batteries permettent de ne pas perdre un seul kWh produit et valoriser toute la production.

Toutefois, leur prix reste encore très élevé à l’heure actuelle.

Comptez entre 600 et 1 000 € pour une batterie au lithium de seulement 1 kWh de capacité.

Et ça peut même grimper plus haut.

Par exemple, la batterie Powerwall de Tesla vous coûtera plus de 8 200 € (sans la pose) pour une énergie totale stockée de 5 kWh.

Batterie powerwall Tesla

Les dispositifs de domotique


Ce sont des dispositifs permettant de contrôler les différents systèmes et sous-systèmes de la maison tels que :

  • Le chauffage et chauffe-eau,
  • La machine à laver,
  • Les volets roulants,
  • Les prises électriques,
  • Et bien d’autres.

Avec un boitier domotique, vous pouvez visualiser, suivre et contrôler en direct la production des panneaux solaires ainsi que la consommation de votre maison.

Le boitier vous indiquera l’énergie disponible en temps réel que vous pouvez directement autoconsommer.

Vous pouvez donc optimiser votre production en commandant à distance vos appareils électriques.

Pour cela, il est nécessaire de s’équiper de prises intelligentes qui pourront alors déclencher les appareils comme la machine à laver ou encore le lave-vaisselle lorsque le soleil brille.

Le prix pour un boitier domotique est d’environ 1 500 €.

Ajoutez à cela entre 5 et 10 € par prise intelligente.

Chapitre 7 :

La baisse du prix des panneaux solaires va-t-elle continuer ?

Attendre que les prix baissent avant de s’équiper ?


Depuis 2009, le prix du watt-crête photovoltaïque a diminué de 65 % !

Comment expliquer une telle baisse ?

Les coûts de production ont naturellement tendance à baisser au fur et à mesure que les méthodes de fabrications s’améliorent, que les fabricants réalisent des économies d’échelle en agrandissant les lignes de production, etc.

Mais l’arrivée de la Chine sur le marché des panneaux photovoltaïques a bousculé une course à la baisse des prix.

Grâce à son gigantesque marché domestique, la Chine a massivement investi des milliards d’euros pour développer à grande échelle ses capacités de production.

Résultat : en une dizaine d’année, elle a contribué à faire drastiquement baisser les coûts, obligeant les concurrents européens ou américains à s’aligner.

D’ailleurs, la Chine est aujourd’hui en avance dans le photovoltaïque. Contrairement aux préjugés, les panneaux solaires chinois sont même parmi les meilleurs au monde !

Par ailleurs, avec la pratique des premières installations, les installateurs ont amélioré en continu leurs techniques de pose.

Résultat ? Il leur faut de moins en moins de temps pour installer des panneaux solaires sur les toitures des particuliers.

C’est donc le coût de la main d’œuvre qui baisse également !

Mais cela veut-il dire que les prix vont continuer de chuter ?

A priori, le prix à l’achat des panneaux solaires a quasiment atteint un niveau plancher.

Autrement dit, il est peu probable qu’il continue à baisser comme c’était le cas jusqu’à aujourd’hui.

Donc attendre par exemple encore un an que le prix des panneaux solaires baisse avant de s’équiper n’est pas forcément un bon calcul.

Or quelles sont les économies réalisables en un an avec une installation de 6 kWc en autoconsommation ?

Sur une facture annuelle de 1 800 € :

  1. Economies : 780 €
  2. Ventes du surplus : 293 €
  3. Prime à l’autoconsommation : 348 €
  4. Frais (TURPE) : -25 €
  5. Total des économies : 1 396 €

(Voir l’intégralité du tableau d’amortissement)

Reporter son projet d’un an, c’est donc perdre 1 396 €.

Et ce n’est pas la seule mauvaise nouvelle : les aides de l’État vont peu à peu disparaître …

Les aides de l’État vont disparaître


Les aides de l’état ne sont pas gravées dans le marbre, et elles sont condamnées à disparaître petit à petit.

Pourquoi ?

Le montant des aides a été modélisé selon une formule mathématique élaborée. Il est inversement corrélé au nombre d’installations réalisées.

Plus il y a d’installations, plus le montant des aides diminue.

Et donc inévitablement, plus on attend avant de poser ses panneaux solaires, moins on touchera d’aides.

Ainsi, les tarifs d’achat et la prime à l’autoconsommation sont revus tous les trimestres par la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

Dernière baisse en date ? Le 1er septembre 2019.

Type d’aide Puissance Montant de l’aide avant le 01/06/19 Montant de l’aide après le 30/09/19
Prime à l’autoconsommation ⩽ 3 kWc 400 € / Wc installé 390 € / Wc installé
⩽ 6 kWc 300 € / Wc installé 290 € / Wc installé
⩽ 9 kWc 200 € / Wc installé 180 € / Wc installé
⩽ 100 kWc 100 € / Wc installé 90 € / Wc installé
Tarif d’achat subventionné ⩽ 3 kWc 0.1873 € / kWh 0.1869 € / kWh
⩽ 9 kWc 0.1592 € / kWh 0.1579 € / kWh
⩽ 36 kWc 0.1207 € / kWh 0.1207 € / kWh
⩽ 100 kWc 0.1112 € / kWh 0.1076 € / kWh

Chapitre 8 :

FAQ

Combien coûtent des panneaux photovoltaïques ?


Pour une installation photovoltaïque tout compris (panneaux de marques européennes ou américaines, micro-onduleurs, garanties, main d’œuvre et démarches administratives), comptez 8 500 € pour 3 kWc, 14 000 € pour 6 kWc et enfin 18 000 € pour 9 kWc.

Peut-on économiser en posant ses panneaux soi-même ?


Poser soi-même ses panneaux permet certes d’économiser sur le coût de la main d’œuvre. Mais cela présente de nombreux risques (risque d’incendie par exemple) si la pose n’est pas parfaite. En plus, vous ne bénéficiez des nombreuses aides de l’État.

Est-il intéressant d’attendre que le prix des panneaux baisse encore ?


Selon les spécialistes du secteur, le prix des panneaux photovoltaïques vont arrêter de baisser., à l’inverse des aides de l’État qui vont elles bel et bien disparaître. Retarder son investissement ne serait-ce que d’un mois, c’est déjà 1 mois d’économies non réalisées.

powered by Typeform

Maintenant j’aimerais vous laisser la parole :

Connaissiez-vous le prix juste des panneaux solaires ?

Aviez-vous déjà eu des devis plus chers ? Moins chers que les prix que nous affichons ?

Faites-le moi savoir en laissant un commentaire juste en-dessous !