Votre facture d’électricité est de plus en plus élevée ?

Alors il est peut-être temps d’agir et de faire comme des milliers de Français(es) en installant des panneaux solaires.

Mais quelle marque de panneaux choisir ?

Devez-vous préférer des onduleurs ou des micro-onduleurs ?

Combien coûte une installation photovoltaïque complète ?

Et bien, c’est exactement ce que nous allons voir aujourd’hui dans ce guide.

C’est parti !

Contenu du guide :

Cliquez sur un élément ci-dessous pour consulter directement ce qui vous intéresse.

CHAPITRE 1

Combien coûte un Panneau Photovoltaïque ?

Quelle marque de panneaux solaires choisir ?


Chaque marque de panneaux solaires propose une puissance, des garanties, une durée de vie ou encore des performances bien différentes.

Alors pour vous aider à y voir plus clair, j’ai analysé le prix des marques les plus plébiscitées sur le marché français en 2020.

Vous trouverez ci-dessous les prix moyens observés (en Novembre 2019) pour un modèle représentatif de chaque fabricant.

  Origine Prix unitaire HT
Sunpower Etats-Unis 400 €
LG Corée du Sud 300 €
QCells Allemagne/Corée du Sud 220 €
JA Solar Chine 220 €
Eurener Espagne 220 €
Axitec Allemagne 250 €
Systovi France 250 €

Alors que retenir de ce tableau ?

Panneau solaire photovoltaïque. Taille moyenne : 1m60 de hauteur sur 1m de largeur.

Choisir la marque de ses panneaux solaires, c’est comme choisir la marque de sa voiture.

Vous pouvez investir dans la qualité, la fiabilité et les finitions exceptionnelles.

Dans ce cas, les « Ferrari » des panneaux solaires sont sans conteste Sunpower et LG.

Ils sont puissants et affichent les meilleurs rendements, de même qu’une excellente fiabilité du point de vue du matériel.

Mais comme vous pouvez l’imaginer, ce sont aussi les plus chers.

Vous pouvez aussi investir dans un compromis entre qualité/fiabilité/robustesse et prix accessible.

Dans ce cas, optez plutôt pour des panneaux solaires Qcells, JA Solar, Eurener, Axitec ou systovi.

Monocristallin ou polycristallin ?


Il existe aujourd’hui deux principaux types de panneaux solaires : les monocristallins et les polycristallins.

Et quelle est la principale différence entre ces deux technologies ?

C’est simple : la puissance des panneaux.

Et quel est concrètement l’impact de cette différence sur votre installation ?

Le prix :

Les panneaux solaires monocristallins sont plus récents et plus performants.

Du coup, ils sont naturellement plus cher.

Cela dit, ils présentent tant d’avantages que les installateurs ne posent presque plus que ça chez les particuliers.

panneaux solaires monocristallins en surimposition

La taille de votre installation :

Clarifions tout de suite quelque chose :

Une installation de 3 kWc de panneaux polycristallins produit autant d’électricité qu’une installation de 3 kWc de panneaux monocristallins.

La puissance d’un panneau joue uniquement sur le nombre de panneaux qu’il faudra installer pour atteindre une puissance d’installation souhaitée.

Les panneaux solaires, qu’ils soient monocristallins ou polycristallins, mesurent 1,7 m x 1 m.

Seule leur puissance varie.

Comptez 300 Wc pour un panneau monocristallin contre 250 Wc pour un polycristallin.

Du coup, pour une installation de 3 KWc, il faudra dans un cas 10 panneaux (soit une surface de 17m²) et dans l’autre 12 (soit une surface de 20m²).

Rien de bien compliqué donc !

③ L’esthétique

Dernière chose que la technologie va impacter : l’aspect de votre installation.

En général, les panneaux monocristallins sont considérés comme plus « esthétiques » grâce à leur couleur noir homogène.

Comparaison panneau photovoltaique au metre carre

Certaines marques proposent même des panneaux (full black) dont les montants de fixation sont également noirs pour les rendre encore plus discrets.

De l’autre côté, nous avons les panneaux polycristallins.

Ces derniers sont d’un bleu clair non homogène les rendant beaucoup plus visibles et, selon certain(e)s, moins esthétiques.

panneaux photovoltaïques polycristallins au sol

Les garanties


Les panneaux solaires sont des équipements particulièrement fiables.

C’est pourquoi les fabricants offrent systématiquement des garanties étendues (couvrant souvent la moitié de la durée de vie d’un panneau).

Les garanties sont de deux sortes :

  1. La garantie matériel : elle vous permet d’être remboursé(e) en cas de défaillance des panneaux solaires ;
  2. La garantie linéaire de production : C’est elle qui va garantir qu’au bout de 25 années, vos panneaux solaires ne produiront pas moins de x % (en général 85 %) de leur production initiale.

Voici un récapitulatif des garanties selon le fabricant :

  Garantie matériel Garantie linéaire de production
Sunpower 25 25
LG 25 25
QCells 12 25
JA Solar 12 25
Eurener 20 25
Axitec 15 25
Systovi 20 25

CHAPITRE 2 :

Onduleur central avec optimiseurs ou micro-onduleurs


L’onduleur est la deuxième pièce maîtresse de votre centrale photovoltaïque.

Son rôle ?

Transformer le courant continu produit par vos panneaux solaires en courant alternatif que vous pourrez consommer et revendre.

Son rôle est donc primordial.

Mais comment faire le bon choix ?

Voyons ça de suite !

Onduleur central avec optimiseurs :


Un onduleur central est un boitier de la taille d’une petite armoire de toilette.

Si votre installation est équipée d’un onduleur de ce type alors tous les modules solaires sont connectés en série entre eux puis à l’onduleur.

Onduleur central photovoltaique

Les principaux avantages de l’utilisation d’un onduleur unique sont :

  • Le coût relativement faible ;
  • Et les gains de production d’électricité qu’il permet grâce à son installation dans un endroit protégé des aléas climatiques.

Cela dit, dans le cadre d’une telle installation, les panneaux ne sont pas indépendants les uns des autres, ce qui peut poser quelques problèmes.

En effet, si un seul de vos panneaux est impacté par une baisse de production, c’est toute votre installation qui subit la même baisse.

Heureusement, il existe aujourd’hui une solution.

Un onduleur central peut être complété par des optimiseurs qui rendent en quelque sorte chaque panneau indépendant.

Ce type d’onduleur vous intéresse ?

Super ! Alors voici un résumé des prix des onduleurs centraux pour une installation de 3 kWc.

Pourquoi 3 kWc spécifiquement ?

Et bien simplement car le prix de l’onduleur varie en fonction de la puissance de l’installation.

Et vous l’aurez deviné, plus l’installation est puissante, plus l’onduleur sera cher.)

Marque Garantie Prix estimatif HT (sans la pose)
Onduleur central seul Fronius7 ans Environ 1 000 €
SMA 5 ansEnviron 1 400 €
Solar Edge 12 ans Environ 1 000 €
Optimiseurs Solar Edge25 ansEnviron 500 €

Les micro-onduleurs


Les micro-onduleurs sont des onduleurs miniatures placés directement derrière chaque panneau.

micro-onduleur photovoltaique

Concrètement, il joue le rôle d’onduleur et d’optimiseur.

Chaque panneau est donc indépendant mais ce n’est pas tout.

Ce type d’onduleur permet généralement de contrôler la production d’électricité de vos panneaux en temps réel.

Et ils sont également garantis 20 ou 25 ans.

Comme pour les onduleurs centraux, voici un tableau récapitulatif des prix pour une installation de 3 kWc.

Marque Garantie Prix estimatif HT (sans la pose)
Micro-onduleurs Enphase25 ans Environ 2 000 €
AP System 20 ansEnviron 2 000 €

Chapitre 3 :

L’intégration des panneaux photovoltaïques


Il existe plusieurs types d’intégration des panneaux solaires en toiture.

Et bien entendu, ils ont tous un prix bien différent.

Voici par exemple le prix d’une installation de 3 kWc en fonction de son type de pose :

Type d’intégration Prix TTC sans la prime de l’Etat Prix TTC avec la prime de l’Etat Prix TTC avec la prime de l’Etat et la vente subventionnée sur 20 ans
Surimposition 8 500 € 7 330 € 5 680 €
Intégration au bâti 9 000 € 7 830 € 6 180 €
Toiture plate 8 300 € 7 130 € 5 480 €
Installation au sol 7 000 € 7 000 € 7 000 €

Voyons maintenant quels sont les avantages et les inconvénients de chacun.

La surimposition


Dans le cas de la surimposition, les panneaux solaires sont simplement installés au-dessus de votre toiture.

Ils produisent de l’électricité mais ne se substituent pas au toit.

panneau solaire photovoltaïque polycristallin autoconsommation surplus ou vente totale

Cette solution présente de nombreux avantages :

① A la différence de l’IAB, il est possible de réaliser des installations en surimposition sur d’autres surfaces comme les toitures plates, les pergolas, les ombrières pour parking etc. ;

② La surimposition est moins onéreuse que l’Intégration au bâti (IAB) ;

③ En surimposition, l’installation des panneaux est plus rapide qu’en IAB (en moyenne 2 jours) ;

④ Enfin, la surimposition est plus respectueuse de l’intégrité de la toiture ce qui limite certains problèmes pouvant survenir lors d’une IAB mal faite, comme les problèmes d’étanchéité.

L’intégration au bâti (IAB)


Dans le cadre d’une installation photovoltaïque en Intégration au bâti (ou IAB), les panneaux se substituent à la toiture et assurent l’étanchéité, ce qui donne un aspect très esthétique à l’installation.

panneaux solaires IAB intégration au bâti

Jusqu’à récemment (fin 2018), l’Intégration au Bâti permettait de bénéficier du tarif d’achat du kWh photovoltaïque le plus élevé.

Mais avec l’harmonisation des tarifs décidée par la loi, c’est le principal avantage de l’IAB qui disparaît.

Aujourd’hui, ce type d’intégration reste intéressant si vous habitez en zone protégée et que les contraintes architecturales vous y obligent.

Le principal inconvénient de cette méthode est qu’elle nécessite de retirer l’élément de couverture afin d’intégrer les panneaux à la toiture.

Cela demande de très bonnes compétences en couverture pour que l’installation soit complètement étanche.

C’est donc le mode d’intégration le plus onéreux.

L’installation sur toiture plate


Vous avez un toit terrasse ?

Ce n’est pas un problème, vous pouvez quand même poser des panneaux solaires.

Vos panneaux photovoltaïques sont alors montés sur une structure lestée.

Comme ça, vos panneaux ne s’envolent pas à la première bourrasque.

L’installation au sol


Une autre alternative existe pour produire de l’électricité sans toucher à son toit : installer des panneaux solaires au sol.

panneaux solaires au sol autoconsommation totale

Si cette idée peut sembler séduisante, elle présente toutefois de gros inconvénients :

① Vous ne pouvez pas choisir la vente totale ;

② Vous devez donc choisir l’autoconsommation, sans toutefois avoir le droit de vendre le surplus.

Que devient alors le surplus ?

  • Soit vous devez l’injecter gratuitement sur le réseau ;
  • Soit vous devez brider la production (ce qui est coûteux) ;

③ Enfin, vous n’avez pas le droit aux aides de l’État.

CHAPITRE 4 :

La main d’œuvre


La main d’œuvre représente une part importante du devis.

Il est donc important de comprendre ce qui vous est réellement facturé par un installateur certifié RGE.

Voici grosso modo comment se déroule un chantier :

① Diagnostic technique


L’installateur devra toujours vérifier la faisabilité technique de votre toiture (inclinaison et orientation de la toiture idéale, absence d’ombrages, etc.).

Il peut le faire à distance s’il est équipé pour, ou bien il se déplace chez vous.

A l’issue du diagnostic, l’installateur est en mesure de vous proposer un devis définitif.

② Pose d’un échafaudage


Si la toiture est en hauteur, l’installateur doit poser un échafaudage pour des raisons évidentes de sécurité, ou intervenir avec un harnais.

Or cela requiert des compétences prévues par la loi.

Un installateur qui ne possède pas ces compétences se met en danger.

Il risque aussi d’endommager votre façade et/ou votre toiture dans le cas d’une pose défectueuse d’un échafaudage.

installateur sur toiture panneau solaire

Pose des systèmes de fixations


Les travaux peuvent maintenant commencer !

1ère étape ?

La pose des éléments de fixation des panneaux solaires.

Selon le type d’intégration que vous avez choisi, cela peut être relativement long :

  1. En surimposition : pose de rails et de bacs aciers (plutôt rapide) ;
  2. En IAB : remplacement d’une partie de la toiture, pose des panneaux et travaux d’étanchéité (plus complexe et moins rapide) ;
  3. Sur toiture plate : pose des bacs lestés (plutôt rapide).

Pose des panneaux solaires


Les fixations sont posées, prêtes à accueillir les panneaux !

Cette étape n’est pas particulièrement longue, mais elle doit être réalisée avec beaucoup de minutie et d’exactitude.

Vous ne voudriez pas que les panneaux s’envolent au premier coup de vent !

En plus, une pose mal effectuée et c’est l’ensemble de la ligne des panneaux solaires qui n’est pas parallèle au faitage ou parfaitement centrée.

Résultat : c’est l’esthétique de votre installation qui est compromise.

Passage des câbles et électronique


Enfin, vient la dernière phase des travaux : la pose des câblages et la connexion des panneaux solaires à l’onduleur ou aux micro-onduleurs.

Cette étape est cruciale et demande de très bonnes compétences en électricité !

Les démarches administratives


On a tendance à négliger cette étape, mais sans démarches administratives, votre installation ne verra jamais le jour.

  1. Envoi de la demande préalable à la mairie avant de pouvoir commencer les travaux ;
  2. Demande de raccordement à ENEDIS à la fin des travaux ;
  3. Edition du CONSUEL (120 € TTC si vous faites l’installation vous-même)
  4. Démarches avec EDF Obligation d’Achat pour la vente.

Autant vous dire que si l’on n’a jamais fait ces démarches, on peut s’y arracher les cheveux !

CHAPITRE 5 :

Économiser en posant soi-même un kit solaire ?


Pourquoi ne pas poser ses panneaux solaires soi-même ?

En effet, il existe de nombreux kits solaires dans le commerce, et certains téméraires se sont déjà lancés dans l’aventure.

Mais entre un petit kit facile à poser et une installation capable de survenir aux besoins de votre habitation, le niveau de complexité n’est pas du tout le même.

Et outre les risques évidents pour votre sécurité (chute du toit par exemple), il faut être conscient que poser soi-même ses panneaux solaires peut s’avérer dangereux.

En effet, comme le fait remarquer l’Agence qualité construction (AQC), une pose mal effectuée peut engendrer des risques nombreux :

① Risque de surchauffe :


Mal fixer ses panneaux peut-être très dangereux et entraîner une mauvaise ventilation.

Résultat : les panneaux peuvent surchauffer et finalement casser !

C’est encore plus vrai pour l’intégration au bâti qui n’est pas réalisable soi-même à moins d’être couvreur et électricien !

② Risque d’infiltration


En posant les fixations sur votre toit, il y a un risque important de l’abîmer.

S’il n’est plus parfaitement étanche, des infiltrations d’eau seront susceptibles de compromettre votre charpente, voire de provoquer des court-jus qui déclencheraient un incendie !

Dans le cas d’une IAB, le risque est d’autant plus élevé que les panneaux sont censés faire office d’étanchéité !

③ Risque de dysfonctionnement électrique


L’étape de la pose des câblages est primordiale et constitue un travail d’électricien professionnel.

Pourquoi ?

Car manipuler des branchements avec du matériel sous tension, avec du courant continu, n’est vraiment pas du ressort de tout le monde.

Pour une personne inexpérimentée, le risque est de mal installer les connectiques et provoquer un dysfonctionnement électrique.

Or des connexions défectueuses entre les panneaux solaires, ou entre les panneaux et l’onduleur/les micro onduleurs peut avoir des conséquences très graves :

  • Niveau #1 : elles provoquent une perte de production ;
  • Niveau #2 : le contact avec certains composants de l’installation peut provoquer un choc électrique, très dangereux pour la personne en contact ;
  • Niveau #3 : les courts-circuits induits par les connexions défectueuses peuvent provoquer un départ de feu.

④ Votre assurance ne couvre pas l’installation défectueuse d’un kit


Dans le cas d’un incendie, vous pouvez non seulement causer des dégâts considérables à votre logement, mais aussi aux maisons voisines.

Or si cela devait arriver, il faut bien que quelqu’un paie pour les réparations.

Et ce quelqu’un, c’est le poseur du kit solaire.

Autrement dit vous.

En effet, votre assurance habitation ne couvre que le kit lui-même et pas les dommages causés.

En d’autres termes, vous devrez supporter tous les frais liés aux réparations.

⑤ La reprise de chantier


Si l’un des risques précédents se matérialise mais que vous souhaitez conserver une installation solaire en état de marche, que faire ?

Vous devez contacter un installateur pour qu’il effectue une reprise de chantier.

Or dans la grande majorité des cas, l’installateur préférera repartir de zéro et poser une nouvelle installation solaire.

Pourquoi ?

Car s’il essaie simplement de réparer votre kit existant, il met en jeu son assurance décennale, avec le risque qu’un nouveau disfonctionnement apparaît : il doit alors s’acquitter de sa franchise.

Résultat des courses ?

Vous avez non seulement payé pour un kit solaire, mais aussi pour les travaux en cas de dommages sur votre maison, ainsi que l’installation de la reprise de chantier.

La facture devient très salée !

Conclusion ?


Installer ses panneaux solaires soi-même est donc possible mais risqué.

De ce fait, avoir recours à un professionnel peut vous éviter bien des ennuis :

① En cas de pépin, vous êtes couvert(e) par la biennale et la décennale de l’installateur. Si vous posez vous-même les panneaux, vous n’êtes pas couvert(e) par votre assurance ;

② Avoir recours à un installateur RGE est indispensable pour toucher les aides de l’État (primes, tarif de rachat du surplus, TVA réduite). Si vous posez les panneaux vous-même, vous n’y avez pas le droit ;

③ Enfin, avoir recours à un installateur vous protège des nombreux risques évoqués dans la partie précédente.

CHAPITRE 6 :

Les aides de l’État

La prime à l’autoconsommation


Vous touchez une prime à l’autoconsommation qui va tout simplement dépendre de la puissance installée.

Concrètement, voici les montants au premier trimestre 2020 de la prime à l’autoconsommation, selon le nombre de kWc installés :

Puissance de l’installation photovoltaïque Montant d’aide versé pour chaque kWc installé
⩽ 3 kWc 390 €
⩽ 9 kWc 290 €
⩽ 36 kWc 180 €
⩽ 100 kWc 90 €

La prime est versée sur les 5 premières années de fonctionnement de votre installation photovoltaïque.

Que se passe-t-il par exemple si vous installez 9 kWc ?

Vous touchez une prime de 9 x 290 €, soit un total de 2 610 €.

Finalement, vous touchez 2 610/5= 522 € pendant 5 ans.

Tarif d’achat subventionné


Si votre installation solaire produit un surplus, celui-ci peut être revendu à EDF Obligation d’Achat pour un tarif fixe pendant 20 ans, convenu lors de la signature du contrat.

Au 1er trimestre 2020, ce tarif était de 0.10 € par kWh.

En plus, le tarif d’achat étant fixe pendant 20 ans, il est garantie. Autrement dit, personne ne pourra y toucher pendant les 20 prochaines années et ne risquera pas de disparaître à l’inverse de la prime à l’autoconsommation.

Concrètement, quel est le montant réel de cette aide de l’État pour valoriser votre surplus ?

Voici un tableau estimatif du montant de la vente du surplus :

Puissance Surplus annuel Montant de l’aide sur 1 an Montant de l’aide sur 20 ans
3 kWc Entre 600 kWh et 1 050 kWh Entre 60 et 105 € Entre 1 200 et 2 100 €
6 kWc Entre 1 200 kWh et 2 100 kWh Entre 120 et 210 € Entre 2 400 et 4 200 €
9 kWc Entre 1 800 kWh et 3 150 kWh Entre 180 et 315 € Entre 3 600 et 6 300 €

TVA réduite


Si la puissance installée de vos tuiles solaires ne dépasse pas 3 kWc, vous bénéficiez de la TVA réduite à 10 %.

Au-delà de 3 kWc, la TVA passe au taux normal de 20 %.

CHAPITRE 7 :

Les équipements facultatifs : batteries & domotique


A la toute fin de votre devis, vous trouverez les équipements optionnels.

Ils auront pour but d’améliorer la performance de votre installation photovoltaïque.

Mais attention : ils peuvent vite rendre l’addition très salée, sans pour autant trouver une réelle utilité.

Petit tour d’horizon.

Les batteries photovoltaïques


En autoconsommation, lorsque votre installation solaire produit un surplus vous avez deux choix :

  1. Revendre ce surplus à EDF OA ;
  2. Ou le stocker pour l’utiliser plus tard.

Or pour stocker ce surplus, vous aurez donc besoin d’une batterie photovoltaïque.

Grâce aux batteries, vous gagnez en indépendance énergétique, puisque vous consommez moins d’électricité issue du réseau.

Batterie lithium panneau solaire autoconsommation

Vous économisez en moyenne 10 % supplémentaires sur votre facture d’électricité.

Si vous avez bien suivi, cela fait que vous pouvez réaliser au total jusqu’à 55 % d’économies sur votre facture.

Par ailleurs, une fois la batterie complètement chargée, vous pourrez toujours vendre le surplus éventuel à EDF OA.

Elle peut même s’avérer nécessaire si vous habitez dans des zones reculées non raccordées au réseau.

Dans ce cas, les batteries permettent de ne pas perdre un seul kWh produit et valoriser toute la production.

Toutefois, leur prix reste encore très élevé à l’heure actuelle.

Comptez entre 600 et 1 000 € pour une batterie au lithium de seulement 1 kWh de capacité.

Et ça peut même grimper plus haut.

Par exemple, la batterie Powerwall de Tesla vous coûtera plus de 8 200 € (sans la pose) pour une énergie totale stockée de 5 kWh.

batterie photovoltaïque powerwall tesla
Crédits : Tesla

Les dispositifs de domotique


Ce sont des dispositifs permettant de contrôler les différents systèmes et sous-systèmes de la maison tels que :

  • Le chauffage et chauffe-eau,
  • La machine à laver,
  • Les volets roulants,
  • Les prises électriques,
  • Et bien d’autres.

Avec un boitier domotique, vous pouvez visualiser, suivre et contrôler en direct la production des panneaux solaires ainsi que la consommation de votre maison.

Le boitier vous indiquera l’énergie disponible en temps réel que vous pouvez directement autoconsommer.

Vous pouvez donc optimiser votre production en commandant à distance vos appareils électriques.

Pour cela, il est nécessaire de s’équiper de prises intelligentes qui pourront alors déclencher les appareils comme la machine à laver ou encore le lave-vaisselle lorsque le soleil brille.

Le prix pour un boitier domotique est d’environ 1 500 €.

Ajoutez à cela entre 5 et 10 € par prise intelligente.

CHAPITRE 8 :

La baisse du prix des panneaux solaires va-t-elle continuer ?


Depuis 2009, le prix du watt-crête photovoltaïque a diminué de 65 % !

Comment expliquer une telle baisse ?

Les coûts de production ont naturellement tendance à baisser au fur et à mesure que les méthodes de fabrications s’améliorent, que les fabricants réalisent des économies d’échelle en agrandissant les lignes de production, etc.

Mais l’arrivée de la Chine sur le marché des panneaux photovoltaïques a bousculé une course à la baisse des prix.

Grâce à son gigantesque marché domestique, la Chine a massivement investi des milliards d’euros pour développer à grande échelle ses capacités de production.

Résultat : en une dizaine d’année, elle a contribué à faire drastiquement baisser les coûts, obligeant les concurrents européens ou américains à s’aligner.

D’ailleurs, la Chine est aujourd’hui en avance dans le photovoltaïque. Contrairement aux préjugés, les panneaux solaires chinois sont même parmi les meilleurs au monde !

Par ailleurs, avec la pratique des premières installations, les installateurs ont amélioré en continu leurs techniques de pose.

Résultat ?

Il leur faut de moins en moins de temps pour installer des panneaux solaires sur les toitures des particuliers.

C’est donc le coût de la main d’œuvre qui baisse également !

Mais cela veut-il dire que les prix vont continuer de chuter ?

A priori, le prix à l’achat des panneaux solaires a quasiment atteint un niveau plancher.

Autrement dit, il est peu probable qu’il continue à baisser comme c’était le cas jusqu’à aujourd’hui.

Donc attendre par exemple encore un an que le prix des panneaux solaires baisse avant de s’équiper n’est pas forcément un bon calcul.

Or quelles sont les économies réalisables en un an avec une installation de 6 kWc en autoconsommation ?

Sur une facture annuelle de 1 800 € :

  1. Economies : 780 €
  2. Ventes du surplus : 293 €
  3. Prime à l’autoconsommation : 348 €
  4. Frais (TURPE) : -25 €
  5. Total des économies : 1 396 €

(Voir l’intégralité du tableau d’amortissement)

Reporter son projet d’un an, c’est donc perdre 1 396 €.

CHAPITRE 8 :

FAQ

Combien coûtent des panneaux photovoltaïques ?


Pour une installation photovoltaïque tout compris (panneaux de marques européennes ou américaines, micro-onduleurs, garanties, main d’œuvre et démarches administratives), comptez 8 500 € pour 3 kWc, 14 000 € pour 6 kWc et enfin 18 000 € pour 9 kWc.

Peut-on économiser en posant ses panneaux soi-même ?


Poser soi-même ses panneaux permet certes d’économiser sur le coût de la main d’œuvre. Mais cela présente de nombreux risques (risque d’incendie par exemple) si la pose n’est pas parfaite. En plus, vous ne bénéficiez des nombreuses aides de l’État.

Est-il intéressant d’attendre que le prix des panneaux baisse encore ?


Selon les spécialistes du secteur, le prix des panneaux photovoltaïques vont arrêter de baisser., à l’inverse des aides de l’État qui vont elles bel et bien disparaître. Retarder son investissement ne serait-ce que d’un mois, c’est déjà 1 mois d’économies non réalisées.

Maintenant j’aimerais vous laisser la parole :

question ou commentaire

Connaissiez-vous le prix juste des panneaux solaires ?

Aviez-vous déjà eu des devis plus chers ? Moins chers que les prix que nous affichons ?

Faites-le moi savoir en laissant un commentaire juste en-dessous !