Maison Autonome en Électricité et en Eau | Guide Complet (2020) Pergola Solaire – In Sun We Trust

Maison Autonome en Électricité et en Eau


Guide Complet (2020)

Laura In Sun We Trust
par Laura.
Mis à Jour le 05/12/2019
durée : 20 mins

Aujourd’hui, je vais vous montrer comment faire pour rendre votre maison autonome en énergie.

Comment estimer votre consommation d’électricité ?

Quel moyen choisir pour produire votre électricité ?

Est-il possible d’être totalement ou partiellement autonome ?

Et enfin, combien coûte ce type de projet ?

C’est parti !

Testez notre simulateur pour panneaus solaires

Contenu du guide

Cliquez sur un élément ci-dessous pour consulter directement ce qui vous intéresse.

Chapitre 1 :

Comment produire votre électricité ?


C’est souvent la première chose à laquelle on pense.

Comment rendre sa maison autosuffisante en électricité ?

Et c’est bien naturel…

En effet, sans électricité il sera compliqué d’utiliser votre électroménager, votre ordinateur et autres téléphones ou encore de vous chauffer !

Alors que vous décidiez (ou non) de vous couper du réseau, il est primordial d’étudier la manière dont vous pouvez produire votre électricité.

autoconsommer son électricité

Nous avons déjà vu cela ensemble dans un guide précédent mais récapitulons.

Il existe plusieurs solutions pour produire votre électricité :

① Installer une éolienne

Installer une éolienne sur votre maison ou dans votre jardin peut sembler une bonne idée.

éolienne domestique pour

Oui, je dis bien « peut sembler ».

Pourquoi ?

Tout simplement car :

① Votre habitation doit être située dans une zone recevant suffisamment de vent et que le vent et une ressource très difficilement prédictible ;

② Certaines communes interdisent purement et simplement les éoliennes ;

③ Et pour alimenter suffisamment en électricité votre maison, vous devez investir dans une installation dont le prix peut aller jusqu’à 40 000 €.

Alors clairement, l’éolienne n’est pas la solution la plus simple à mettre en œuvre.

Opter pour une hydro-turbine

Une autre solution qui peut sembler intéressante est l’installation d’une turbine dans un cours d’eau situé à proximité de votre habitation.

Première contrainte évidente : il faut avoir à proximité de son habitation un cours d’eau, dont le débit soit suffisamment puissant pour faire tourner une turbine.

Mais ce n’est qu’un début ! Commencent ensuite de très longues procédures administratives, qui peuvent mettre jusqu’à 2 ans pour aboutir.

Mieux vaut donc s’armer de patience…

Investir dans des panneaux solaires

Installer des panneaux photovoltaïques est la solution préférée des Français(es).

Et ce n’est pas un hasard si 1 Français sur 2 considère le photovoltaïque comme l’énergie renouvelable la plus prometteuse.

Tout d’abord, l’autoconsommation photovoltaïque permet d’atteindre jusqu’à 45 % d’autonomie énergétique.

Ensuite, l’État subventionne encore l’installation de panneaux solaires au travers d’une prime à l’autoconsommation et du rachat de l’électricité non consommée.

Le solaire est souvent l’investissement le plus intéressant financièrement parlant, avec un taux de rentabilité pouvant atteindre jusqu’à 9 %.

Et enfin, vous n’avez pas besoin de vous lancer dans de longues démarches administratives.

Installation solaire

En résumé, les panneaux solaires photovoltaïques sont la solution à privilégier pour produire son électricité.

Reste maintenant à savoir de quelle quantité d’électricité vous avez besoin pour alimenter votre maison.

Chapitre 2 :

Calculez vos besoins en électricité


Vous souhaitez installer des panneaux solaires en autoconsommation ?

Alors la première étape, avant même de calculer le nombre de panneaux solaires à installer, est de définir clairement vos besoins en électricité.

Prenez donc votre dernière facture d’électricité et cherchez la partie relative à « votre consommation ».

Vous y trouverez facilement le nombre de kilowatt-heure (kWh, une unité qui mesure la consommation électrique) que vous consommez sur l’année.

Calculer consommation kWh électricité

Pour vous donner une indication de consommation, prenons un foyer composé de 4 personnes (2 adultes et 2 enfants) dans une maison d’environ 100 m² et possédant :

  • Un ballon d’eau chaude électrique ;
  • Un chauffage électrique ;
  • Un four et des plaques de cuisson ;
  • Et un électroménager standard (lave-linge, lave-vaisselle…).

Ce foyer consomme en moyenne 12 000 kWh par an. Cela représente une facture de 1 850 €.

Vous faites construire votre habitation ou vous allez emménager bientôt, et vous ne savez pas quelle sera votre consommation d’électricité ?

Vous pouvez estimer votre future consommation, appareil par appareil.

Pour cela, il vous faut connaître :

  • La puissance en watts de l’appareil ;
  • Le nombre d’heures de fonctionnement journalier ;
  • Le nombre de jours d’utilisation de l’appareil sur une année.

Vous avez tout ? Parfait !

Multipliez simplement ces 3 éléments les uns avec les autres, et divisez le résultat par 1 000 pour obtenir la consommation d’un appareil en kWh.

Exemple :

Un four électrique d’une puissance de 2 500W fonctionnant 3 jours par semaine pendant 2h, tout au long de l’année, va consommer (2 500 (W) x 3 (jours) x 2 (heures) x 52 (semaines)) / 1 000 = 780 kWh par an.

Faites de même pour l’ensemble de vos appareils électroniques, sans oublier vos ampoules.

Chapitre 3 :

Autoconsommation et autoproduction

Quelle quantité d’électricité produire ?


Vous savez maintenant le nombre de kWh que vous consommez chaque année.

Reprenons notre estimation précédente, et partons du principe que vous consommez vous aussi 12 000 kWh du réseau par an.

En toute logique, vous devriez produire 12 000 kWh pour être autonome.

Sauf que dans les faits… non.

Pourquoi ? Simplement car votre production et votre consommation d’électricité ne sont pas simultanées tout au long de l’année.

Je m’explique.

En été, il est fort probable que votre consommation d’électricité baisse du fait de votre besoin réduit en chauffage.

Et dans le même temps, vos panneaux photovoltaïques fonctionnent à plein régime.

Vous produisez donc plus d’électricité que vous n’en consommez.

En hiver, à l’inverse, votre consommation va augmenter et votre production baisser.

On voit ainsi qu’il ne suffit pas de produire 12 000 kWh pour que, dans cet exemple, vous soyez autonome.

Il vous faut produire et consommer 12 000 kWh d’électricité solaire.

On parle alors d’atteindre un « taux d’autoproduction » de 100 %.

Des termes trompeurs


Il n’est pas rare d’être confronté à des entreprises annonçant qu’une installation en autoconsommation va vous rendre totalement indépendant(e) du réseau.

Pour appuyer ces propos, elles parlent de taux d’autoconsommation et d’autoproduction.

Ces concepts d’autoconsommation et d’autoproduction peuvent être définis de manière plus ou moins floue, afin d’appuyer un discours trompeur.

Nous allons donc vous donner maintenant une explication simple :

L’autoconsommation

Le taux d’autoconsommation correspond à la part de l’énergie produite par vos panneaux solaires et que vous consommez réellement.

Si vous produisez 7 250 kWh d’électricité photovoltaïque et que vous consommez 6 000 kWh de l’électricité produite par vos panneaux, alors votre taux d’autoconsommation est de : (6 000 / 7 250) * 100 = 82 %.

C’est très bien !

L’autoproduction

Le taux d’autoproduction correspond à la part de la consommation électrique de votre habitation assurée par vos panneaux solaires.

Reprenons l’exemple ci-dessus :

Vous consommez donc 6 000 kWh de votre électricité photovoltaïque.

Cela dit, votre consommation totale d’électricité est de 12 000 kWh.

Votre taux d’autoproduction est donc de (6 000 / 12 000) * 100 = 50 %.

Dans cette configuration, vous réduisez donc vos factures d’électricité de 50 %.

Conclusion :

Les taux d’autoconsommation et d’autoproduction sont fondamentalement différents.

Pour devenir autonome, vous devez atteindre un taux d’autoproduction de 100 %.

Chapitre 4 :

Autonomie totale : un défi complexe


L’autonomie totale fait rêver.

Arracher son compteur électrique, produire et consommer sa propre électricité, ne plus payer de facture…

Pourtant, cette autonomie est aujourd’hui encore particulièrement difficile à atteindre.

Pourquoi ?

Le prix d’un tel projet est souvent élevé

En fonction de votre consommation, vous devrez sûrement investir dans une installation de 6 ou 9 kWc minimum.

Mais ce n’est pas cela qui va fortement impacter le coût de l’autonomie totale.

Le véritable problème est lié au prix des batteries pour panneaux photovoltaïques, qui permettent de stocker le surplus d’électricité.

En effet, avec des prix compris entre 600 et 1000 € pour le stockage d’un kWh, il est plus que probable que le parc de batteries nécessaire à votre autonomie totale représente plus de 50 % de la facture finale.

L’absence d’aides de l’État

Vous ne souhaitez pas raccorder votre installation au réseau ENEDIS ?

Vous ne pourrez bénéficier ni de l’aide à l’autoconsommation, que nous aborderons en détails plus tard dans ce guide, ni de la vente de votre surplus à 0.10€ par kWh.

Vous pénalisez donc fortement la rentabilité de votre projet.

Contraintes légales

Enfin, si vous ne souhaitez pas vendre votre surplus d’électricité à EDF OA, vous ne pourrez pas faire une installation d’une puissance supérieure à 3 kWc.

Pourquoi ?

Vous devez utiliser d’une façon ou d’une autre votre surplus d’électricité.

Si vous ne souhaitez pas le vendre à EDF OA, la seule alternative est de l’injecter gratuitement sur le réseau.

Or, cela est possible si et seulement si votre installation solaire a une puissance inférieure ou égale à 3 kWc.

L’optimisation de la consommation et de la production

L’autonomie totale nécessite également que vous suiviez en permanence votre production et que vous adaptiez votre consommation en conséquence.

Hé oui : la maison autonome s’inscrit le plus souvent dans une démarche écologique.

Il ne s’agit pas de produire son électricité pour en consommer plus. C’est même plutôt l’inverse : on consomme moins d’électricité pour pouvoir subvenir au maximum à ses besoins énergétiques.

Cela implique souvent quelques sacrifices (pas de frigidaire ou de machine à laver par exemple, ne pas faire fonctionner trop d’appareils électriques ou d’ampoules en même temps…) comme en témoigne cette vidéo :

Bref, même si l’autonomie totale fait rêver, elle reste très difficile à atteindre techniquement et financièrement.

Chapitre 5 :

Autonomie partielle : une solution à privilégier


Vous l’aurez compris, on ne devient pas autonome énergétiquement aussi facilement.

C’est pour cela que la majorité de nos utilisateurs optent pour l’autonomie partielle grâce à une installation classique en autoconsommation avec vente du surplus.

Ce type d’installation est particulièrement intéressant car il permet généralement de réduire sa consommation d’électricité du réseau jusqu’à 45 %.

Mais ce n’est pas tout puisque vous pouvez également…

Vendre votre surplus à EDF O.A

Depuis la loi du 10 Février 2000, EDF OA a l’obligation d’acheter l’électricité photovoltaïque aux producteurs.

Le tarif d’achat actuel du kilowatt-heure (kWh) est fixé à 0.10 €.

Ce tarif d’achat reste fixe pendant 20 ans à partir de la date de signature du contrat.

Vendre votre surplus d’électricité sur le réseau vous permet de bénéficier d’un revenu complémentaire intéressant améliorant encore la rentabilité de votre projet.

Stocker votre électricité

Vous souhaitez absolument réduire votre dépendance au réseau ?

Alors choisissez une batterie afin de stocker votre électricité.

Vous augmentez ainsi votre taux d’autoconsommation et gagnez en autonomie énergétique.

Notez que si votre batterie est pleine, vous pouvez parfaitement vendre le reste de surplus d’électricité sur le réseau, à 0,10 € par kWh également.

Profiter de la prime de l’État 2019

En juillet 2017, le gouvernement annonçait que 14 000 foyers consommaient d’ores et déjà leur propre énergie et que 350 000 producteurs individuels revendaient directement leur électricité à EDF OA.

Cela dit, nous sommes encore loin d’avoir atteint nos objectifs en matière d’énergies renouvelables.

C’est pourquoi l’État incite les Français à franchir le pas du photovoltaïque avec une aide à l’autoconsommation.

Voici un tableau récapitulatif du montant de la prime à l’autoconsommation au quatrième trimestre 2019 :

Puissance de l’installation photovoltaïque Montant d’aide versé pour chaque kWc installé
⩽ 3 kWc 390 €
⩽ 9 kWc 290 €
⩽ 36 kWc 180 €
⩽ 100 kWc 90 €

Pour l’obtenir, votre centrale photovoltaïque doit répondre à plusieurs critères :

  • Vos panneaux solaires doivent :

Être installés de manière parallèle à votre toiture ;
Ou

  • Être Installés sur une toiture plate ;

Ou

  • Remplir une fonction d’allège, de bardage, de brise-soleil, de garde-corps, d’ombrière, de pergolas ou de mur-rideau.

Et

  • Vous devez ensuite opter pour l’autoconsommation avec vente du surplus. Votre installation doit donc être raccordée au réseau.

Et enfin

Chapitre 6 :

Dimensionnement : combien de panneaux solaires pour votre maison ?


Voilà. Vous connaissez maintenant votre consommation en kWh et maîtrisez les principaux tenants et aboutissants des différentes formes d’autoconsommation.

Il est maintenant temps de se pencher sur l’étude de votre potentielle production d’électricité solaire.

Nous pourrons ainsi répondre à la question que vous vous posez : de combien de panneaux solaires avez-vous besoin pour votre maison ?

Cela dit, nous devons dans un premier temps nous pencher sur les caractéristiques de votre toiture et de celle de votre potentielle installation solaire.

Caractéristiques de votre toiture :


La quantité d’électricité produite par des panneaux solaires varie en fonction de multiples facteurs :

Niveau d’ensoleillement de votre maison

Sans surprise, le facteur qui influe le plus la production des panneaux solaires est le niveau d’ensoleillement.

Oui, j’imagine que vous êtes tombé(e) de l’armoire suite à cette incroyable révélation.

Assez logiquement, plus votre région est ensoleillée, plus la quantité d’électricité produite par vos panneaux solaires est importante.

Par exemple, une centrale photovoltaïque de 3 kWc, installée sur une toiture orientée plein sud et inclinée à 30°, ne produit pas la même quantité d’électricité partout en France.

A Lyon, une telle installation produira environ 3 900 kWh la première année.

A Lille, elle produira tout de même plus de 3 200 kWh.

Comme vous pouvez le voir, la production d’électricité ne va pas du simple au double lorsque l’on compare le Nord et le Sud !

Installer des panneaux solaires n’est donc pas réservé aux habitants du sud de la France, bien au contraire !

Orientation de votre toiture

De par la course du Soleil, une installation de panneaux solaires capte toujours plus de lumière lorsqu’elle est orientée vers le sud.

Pour optimiser votre production d’électricité photovoltaïque, il est donc conseillé de les installer sur le pan sud de votre maison.

Bien qu’idéale, cette orientation n’est pas obligatoire.

En effet, il est tout à fait possible d’installer des panneaux solaires avec une orientation Est, Sud-Est, Sud-Ouest ou Ouest et d’obtenir d’excellents rendements.

Inclinaison de votre toiture

Vous souhaitez produire un maximum d’électricité photovoltaïque ?

Alors vos panneaux solaires doivent idéalement avoir une inclinaison de 30 à 35°.

Toutefois, comme pour l’orientation de la toiture, ce critère n’est pas déterminant.

Effectivement, un angle compris entre 15 et 60° est tout à fait viable et n’engendre pas de baisse de production significative comme vous pouvez l’observer dans le tableau ci-dessous :

  Ouest Sud-Ouest Sud Sud-Est Est
93% 93% 93% 93% 93%
30° 90% 96% 100% 96% 90%
45° 84% 92% 96% 92% 84%

Facteurs complémentaires

Il existe encore de nombreux autres facteurs pouvant influer sur votre production d’électricité photovoltaïque tels que le type de pose des panneaux solaires, la température dans votre région, des effets de micro-climat, les ombrages proches et lointains…

Découvrez-les tous dans notre guide « Panneau Solaire Photovoltaïque : Production, Rendement et rentabilité – Guide Complet 2019 »

Panneaux solaires photovoltaïques

Caractéristiques des panneaux solaires :

Types de cellules photovoltaïques

Tous les panneaux solaires ne sont pas égaux en matière de rendement : cela dépend en grande partie de la technologie du panneau.

Aujourd’hui, deux technologies sont principalement utilisées :

  • D’un côté, les panneaux solaires « monocristallins » qui offrent le meilleur rendement possible sur le marché (compris entre 16 à 24 %). Ce type de panneau très performant est généralement d’une couleur uniforme gris-noir métallique ;
  • De l’autre, les panneaux solaires « polycristallins » qui offrent quant à eux un rendement réduit compris entre 14 et 18% et sont d’une couleur bleue non uniforme.

Puissance des panneaux photovoltaïques

Ce critère peut se révéler particulièrement important dans le cadre d’une installation sur une toiture disposant de peu de surface exploitable, puisqu’un panneau solaire mesure en moyenne 1,60cm sur 1m.

Un panneau solaire conventionnel produit environ 250 Wc. Il faut donc un nombre important de panneaux (et une surface exploitable suffisamment importante) pour produire une quantité substantielle d’électricité.

Les panneaux monocristallins de dernière génération produisent, eux, entre 300 et 370 Wc.

Vous pouvez donc installer une plus grande puissance sur une surface réduite !

Nombre de panneaux ou puissance totale ?

En fonction des caractéristiques de votre toiture, de votre situation géographique et de votre budget, il convient d’adapter le type de matériel qui sera utilisé.

Il est donc impossible de répondre a priori à la question : « combien de panneaux solaires dois-je installer sur ma maison pour être autonome (totalement ou partiellement) ? »

Par contre, il est possible de répondre à la question : « quelle puissance en kWc dois-je installer sur ma maison pour atteindre mes objectifs d’autonomie ? »

Panneau solaire vente totale 9 kilowatt crête maison prix

Pour cela, vous pouvez librement utiliser notre simulateur de panneaux solaires.

Basé sur les données de la NASA, de Météo France et de l’Institut géographique national, il vous permettra de savoir instantanément la puissance de l’installation la plus adaptée à votre consommation ainsi que les économies que vous pouvez réaliser.

Vous souhaitez aller plus loin ?

Demandez gratuitement à être rappelé(e) pour bénéficier de l’expertise de nos conseillers en énergie solaire !

Chapitre 7 :

Prix d’une installation solaire

Prix des panneaux solaires


En tant que courtiers solaires, nous négocions pour nos clients le kWc de panneaux solaires installés entre 2600 € à 2 850 € TTC.

Cela dit, certaines particularités peuvent impacter à la hausse le prix d’une installation :

  • Une couverture en ardoise ;
  • La hauteur de votre maison ;
  • La présence d’amiante dans votre toiture ;
  • Le type de pose des panneaux solaires ;
  • Ou encore, la distance entre votre compteur électrique et votre maison.

Généralement nous négocions, et conseillons, pour une installation solaire sur maison de plain-pied, avec des tuiles mécaniques les tarifs suivants :

Puissance de l’installation photovoltaïque Prix estimatif TTC Montant de la prime à l’autoconsommation
3 kWc 8 500 € 1 170 €
6 kWc 14 000 € 1 740 €
9 kWc 18 000 € 2 610 €

Ces prix prennent TOUT en compte : les panneaux solaires, l’onduleur photovoltaïque, la pose, les démarches administratives, le raccordement, la mise en service…

La prime à l’autoconsommation n’a pas été déduite de ces tarifs.

Dans les faits, vous paierez donc moins.

Prix installation panneaux solaires autoconsommation complet

Prix des batteries pour panneaux solaires


 Il est, encore aujourd’hui, difficile de vous indiquer un prix moyen ou maximum conseillé.

Le marché est relativement jeune, les coûts varient fortement selon la marque, le modèle, les technologies et bien sûr la capacité de stockage.

Vous pouvez donc compter entre :

  • 80 € et 250 € pour une batterie à plomb ouvert ;
  • 200 € et 400 € pour une batterie étanche AGM ;
  • 250 € et 500 € pour une batterie gel ;
  • 600 € et 1000 € pour une batterie lithium.

Cela dit, nous vous conseillons d’attendre avant d’ajouter une ou plusieurs batteries à votre installation de panneaux solaires.

Pourquoi ?

Car une étude du Blackrock Investment Institute prévoit que le prix du kWh stocké sur batterie devrait passer de $450 aujourd’hui à seulement une centaine de dollars en 2025.

Nous vous conseillons donc de profiter des aides de l’État avant qu’elles ne disparaissent.

Elles sont aujourd’hui réservées à l’installation de panneaux solaires en autoconsommation avec vente du surplus.

Vous pourrez ensuite ajouter une batterie à votre installation photovoltaïque dans quelques années, lorsque leur prix aura baissé.

Chez In Sun We Trust, nous sommes spécialisés en panneaux solaires photovoltaïques. Je peux donc vous conseiller au mieux sur ce sujet.

En ce qui concerne l’autonomie en eau et en chauffage, mes connaissances sont plus limitées.

Je vous fais tout de même part de mes recherches, et vous propose quelques vidéos et articles à lire pour compléter ce guide.

Chapitre 8 :

Être autonome en eau

Utiliser l’eau de pluie pour ne plus consommer d’eau du réseau


Vous avez maintenant de la lumière, du chauffage et de quoi chauffer votre eau.

Mais il vous manque encore un élément primordial.

De l’eau.

production d'eau chaude

Pour être autonome en eau, 2 solutions peuvent être envisagées :

  • Récupérer l’eau de pluie ;
  • Ou faire creuser un puits (traditionnel ou de forage).

Cela dit, il faut prendre en compte plusieurs problématiques…

Traiter l’eau pour la rendre utilisable

Avant de pouvoir l’utiliser, l’eau de pluie ou de votre puits doit subir un traitement chimique ou mécanique :

Tout d’abord, le traitement mécanique consiste à filtrer l’eau à plusieurs reprises, pour la débarrasser de tous les corps étrangers (micro-organismes, poussières, polluants chimiques, etc).

Ensuite, le traitement chimique consiste à rajouter des produits chimiques (à base d’eau de javel par exemple) dans l’eau pour la purifier.

Attention cependant : il ne s’agit pas de jouer à l’apprenti chimiste !

Le dosage des produits n’est pas à faire à la légère.

Une réglementation très stricte

Pour utiliser l’eau de pluie :

Comme expliqué sur le site du service-public, vous pouvez utiliser l’eau de pluie dans votre domicile pour :

  • Évacuer les eaux des WC ;
  • Nettoyer les sols ;
  • Nettoyer le linge sous réserve d’assurer un traitement des eaux adaptés. 

En revanche, sa consommation est interdite.

Enfin, si l’eau de pluie utilisée est rejetée dans les égouts une fois utilisée, vous devez également faire une déclaration d’usage.

Si vous préférez faire creuser un puits, alors sa construction sera soumise à plusieurs réglementations :

  • En amont, vous devez déclarer votre projet auprès des exploitants de réseaux souterrains ;
  • Puis, vous devez déclarer l’exécution de votre projet à votre mairie, en l’accompagnant d’un extrait du cadastre.

L’autonomie totale peut être compliquée à atteindre

Comme pour l’électricité, être totalement autonome en eau exige d’adapter son mode de vie.

On préfèrera par exemple les toilettes sèches aux toilettes classiques.

Toutes les astuces pour économiser de l’eau sont également à adopter :

  • Fermer le robinet lorsque l’on se lave les dents ou les mains ;
  • Préférer des douches rapides à des douches longues ou à de grands bains ;
  • Réutiliser l’eau de nettoyage des légumes pour arroser vos plantes…

Vous pouvez trouver un maximum de conseils pour devenir autonome en eau sur cet article de Toits alternatifs et sur cet autre article de No Panic.

Chapitre 9 :

Vous chauffer de manière autonome toute l’année


Vous le savez maintenant, il est peu probable que le solaire vous permette de vous chauffer toute l’année.

En hiver, l’ensoleillement étant bien moins important, vous devrez compléter votre installation.

Heureusement on compte aujourd’hui un grand nombre de solutions pour se chauffer de façon autonome et « écologique ».

produire de la chaleur

Vous pouvez par exemple opter pour :

–  la chaudière, qu’elle soit à bois, à pellets ou à condensation ;

– la pompe à chaleur ;

– le poêle à granulés de bois ou à pellets.

Enfin, profitez intelligemment de la chaleur du Soleil : optez pour de grandes surfaces vitrées côté sud. A l’inverse, évitez les ouvertures au nord et à l’ouest.

Pour en savoir plus sur les maisons passives sans chauffage, vous pouvez lire l’article de Sortir Du Nucléaire.

Testez notre simulateur pour panneaus solaires

Conclusion:

Comment devenir autonome


Concrètement, comment rendre sa maison autonome ?

Deux cas de figure :

Vous souhaitez rendre autonome  votre maison déjà construite

Dans ce cas, le mieux est d’y aller petit bout par petit bout. Vous espacez ainsi les investissements.

Commencez par installer des panneaux solaires photovoltaïques sur votre toiture pour :

  • Profiter des différentes aides de l’Etat ;
  • Réduire vos factures d’électricité de 45 % rapidement et pour longtemps ;
  • Gagner rapidement en indépendance vis-à-vis du réseau électrique, et ce durablement, avec un investissement limité.

Vous souhaitez construire une maison autonome 

Dans ce cas de figure, à moins d’être soi-même dans le secteur du bâtiment, le plus simple est de faire appel à une entreprise spécialisée, selon votre projet (yourte, maison en bois, etc).