Augmentation Prix Électricité 2019 | Comment se Protéger ? Augmentation prix de l'électricité (FAQ) – In Sun We Trust

Augmentation du Prix de L’Électricité en 2020 :

(Dossier Complet)

par Yann.
Dernière mise à jour le 19/11/2019
Durée : 10 mins

L’augmentation du prix de l’électricité a été brutale en 2019.

En à peine 3 mois, la facture des Français(es) a augmenté de 7,2 %.

Et malheureusement, ce n’est pas près de s’arrêter puisqu’il serait question d’une nouvelle hausse de 3,5 ou 4 % dès janvier 2020.

Alors dans ce nouveau dossier, on fait le point :

  • Causes des augmentations de 2019 ;
  • Tout ce que l’on sait sur la potentielle hausse de 2020 ;
  • Ce qui nous attend dans les années à venir ;
  • Et comment éviter de subir ces hausses.

Il y a beaucoup à voir, donc commençons sans plus attendre.

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SOMMAIRE :

Retour sur les Hausses des prix de l’électricité en 2019

Une nouvelle hausse déjà prévue en 2020 ?

Pourquoi la hausse des prix de l’électricité est-elle inéluctable ?

L’État peut-il lutter contre ces hausses ?

Que faire pour ne pas voir le montant de sa facture d’électricité s’envoler ?

FAQ

Chapitre 1 :

Retour sur les Hausses des prix de l’électricité en 2019

Première hausse : +5,9 % en juin


En juin dernier, le prix de l’électricité bondissait de +5,9 %.

En cause ?

Une hausse du Tarif de Vente Réglementé.

Le Tarif de Vente Réglementé, ou plus communément appelé TRV, correspond en réalité au prix proposé par EDF au travers de son offre tarif bleu.

Et cette hausse a deux conséquences.

autoconsommer son électricité

Tout d’abord, elle impacte directement 25 millions d’abonnés.

Mais cela pourrait aller bien plus loin puisque beaucoup de fournisseurs d’énergie indexent leurs prix sur ce tarif bleu.

Il est donc plus que probable qu’ils revoient à leur tour leurs prix à la hausse sous peu.

Ainsi, la quasi-totalité des abonnés pourraient être impactés.

Deuxième hausse : +1,23 % en août


Alors que l’on pensait en avoir fini pour 2019, une nouvelle hausse de +1.23 % est entrée en vigueur le 1er août.

La raison cette fois ?

Une augmentation de 1,23 % du TURPE (Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité).

Et cette fois, personne n’est épargné.

Pour comprendre pourquoi, il faut jeter un œil à ce qu’est exactement le TURPE :

Il finance l’enfouissement des lignes électriques, l’élagage des arbres en bordure de lignes, la protection du réseau face aux aléas climatiques, le déploiement du compteur Linky chez 35 millions de foyers, le raccordement au réseau des énergies renouvelables, etc.

Bref, il est absolument vital pour que vous puissiez consommer votre électricité partout, tout le temps et en toute sécurité.

Résultat : la hausse cumulée depuis le 1er juin s’élève à + 7.2 %.

Chez les utilisateurs de notre plateforme, cela représente une augmentation annuelle sur leur facture d’électricité de +120 €.

Chapitre 2 :

Une nouvelle hausse déjà prévue en 2020 ?


L’augmentation du prix de l’électricité de +7,2 % en 2019 ne vous a pas suffi ?

Les fournisseurs d’énergie ont peut-être la solution pour vous !

Les tarifs de l’électricité pourraient augmenter de 3,5 à 4 % en 2020.

Mais comment est-il possible qu’après une année 2019 aussi catastrophique, il soit encore question d’une nouvelle hausse du prix de l’électricité ?

C’est ce qu’on va voir de suite.

« Hercule » : Le projet de scission d’EDF


Pour faire face à la dette abyssale d’EDF et afin d’isoler le risque financier des activités nucléaires (plus de 100 milliards d’euros d’investissement sont à prévoir), le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy souhaite séparer en deux les activités du groupe.

L’objectif de ce chantier herculéen (d’où son nom peut-être) ?

Renationaliser l’activité nucléaire, et privatiser le reste.

jean bernard levy PDG EDF Scission EDF

Alors, vous pouvez l’imaginer, un tel projet crée un peu d’agitation et un tel changement aura nécessairement des répercussions en Europe.

La France doit donc obtenir le feu vert de la Commission européenne.

Pour ce faire, il résulterait d’un des scénarii envisagés une augmentation du prix de l’électricité vendue par EDF à la concurrence.

Vous ne le saviez pas ?

Et pourtant si, afin de favoriser la concurrence, Bruxelles impose à EDF de vendre un quart de son électricité nucléaire aux fournisseurs alternatifs à un prix fixe.

Actuellement, ce prix est de 42 € par mégawattheures mais il pourrait être porté à 45 € par MWh.

Cela signifie que les concurrents d’EDF achèteraient l’électricité en définitive plus cher.

Et ces hausses seront bien entendu reportées sur les consommateurs.

Faut-il craindre une hausse dès janvier 2020 ?


Initialement, le projet de scission devait être présenté cette année.

Il aurait dû en résulter en janvier une nouvelle hausse de votre facture d’électricité comprise entre une trentaine et une soixantaine d’euros.

Toutefois, selon une information Europe 1 reprise dans Capital, EDF présentera en définitive son projet controversé au printemps 2020.

Alors très clairement, il est trop tôt pour savoir si oui ou non cette hausse aura lieu.

Toutefois, il est clair que les difficultés financières d’EDF vont nécessairement entraîner une forte hausse du prix de l’électricité dans les années à venir.

C’est ce que nous allons voir dans la partie suivante.

Chapitre 3 :

Pourquoi la hausse des prix de l’électricité est-elle inéluctable ?


Depuis de nombreuses années, l’idée que l’électricité issue du nucléaire est bon marché est solidement ancrée dans l’inconscient collectif.

Or c’est faux.

La raison ?

Seuls les investissements passés et présents pour la construction et l’entretien des centrales sont pris en compte.

Les investissements futurs sont très largement sous-estimés alors qu’ils sont colossaux, comme nous allons le voir.

« Le grand carénage » : le coût du nucléaire va exploser


« Le grand carénage », vous en avez sûrement déjà entendu parler.

Il s’agit du plan échafaudé par EDF pour résoudre deux problèmes :

  • L’allongement nécessaire de la durée de vie des réacteurs de première et deuxième génération ;
  • La nécessité de renforcer les normes de sécurités suite à l’accident de Fukushima.

① L’allongement de la durée de vie des réacteurs


Lorsque les premiers réacteurs nucléaires ont été conçus, on ne s’était pas ou peu embarrassé d’un détail : celui de leur durée de vie.

tour réfrigérante centrale nucléaire

Or elle ne dépasse pas 30 ans.

Mathématiquement, beaucoup de réacteurs arrivent en fin de vie.

Il devient donc urgent pour EDF d’effectuer des travaux.

Or certains composants stratégiques ne pourront jamais être changés (comme la cuve ou la piscine de refroidissement).

Le coût selon EDF ? Pas moins de 45 milliards d’euros !

② Le renforcement des normes de sécurités


Suite à l’accident gravissime de Fukushima il y a un peu plus de 8 ans, l’Autorité de la sûreté nucléaire (le gendarme français du nucléaire) a été contrainte de se pencher sur la question de la sécurité du parc nucléaire de l’hexagone.

Elle a donc préconisé un certain nombre de mesures pour éviter qu’un tel désastre se produise en France.

Coût de la remise aux normes post-Fukushima ?

Selon EDF, pas moins de 10 milliards d’euros.

Ce serait même deux fois plus si l’on appliquait les normes de sécurité du nouvel EPR.

③ Le coût réel du « grand carénage »


Je vous ai donné les estimations d’EDF.

Mais tout le monde n’est pas d’accord sur ces montants, pourtant déjà très élevés.

Pour la Cour des Comptes, il avoisinera plutôt les 100 milliards d’euros sur 20 ans.

Quant à Greenpeace, elle avance le montant titanesque de 224 milliards.

électricité nucléaire pollution

Au-delà d’une simple bataille de chiffres, le constat est sans appel :

Déjà lourdement impacté par des dettes qui ne cessent de s’aggraver, EDF n’est pas assez robuste pour supporter le coût titanesque du plus grand chantier de son histoire.

C’est donc le consommateur qui paiera le gros de la facture !

Un rapide calcul montre que la dette supportée par chaque foyer français serait de 5.000 € (si l’intégralité de la dette était supportée par les consommateurs).

Et cette dernière risque de s’alourdir davantage.

La dette d’EDF s’envole


Aux milliards du « grand carénage » s’ajoutent ceux des chantiers emblématiques d’EDF : l’EPR et le site Cigéo.

① Le chantier de l’EPR de Flamanville : la facture va tripler


EDF construit en France à Flamanville (mais aussi à l’étranger) des réacteurs nouvelle génération utilisant une technologie révolutionnaire : le réacteur pressurisé européen (EPR).

Mais le chantier a accumulé les malfaçons, mettant en péril l’intégrité de la cuve du réacteur, et retardant d’autant la livraison des réacteurs.

Le coût du chantier de l'EPR à Flamanville dérape
Crédit photo : EDF

Le montant de la facture est astronomique :

Le chantier a déjà 7 ans de retard, n’est toujours pas fini et a coûté 12,4 milliards d’euros.

Il devait durer de 2007 à 2012 pour un coût total de 3,5 milliards d’euros.

② Cigéo : l’État a-t-il encore sous-estimé le coût du chantier ?


Cigéo est le nom donné au site d’enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux, ceux dits « à vie longue » (ils sont radioactifs pendant plusieurs centaines de milliers d’années).

Les déchets seront enterrés à 500 mètres de profondeur dans le sous-sol de la commune de Bure (Meuse).

Autant dire que c’est un projet ultra-sensible suscitant beaucoup d’inquiétudes.

En effet, l’enfouissement est irréversible.

Il sera par conséquent impossible d’intervenir en cas de problème (colis radioactif se déversant dans le sous-sol, défaut de ventilation entraînant un risque d’explosion, risque d’inondation, d’incendie ou même de séisme inattendu).

déchet nucléaire enfouissement EDF

Pour l’État, EDF doit budgéter 25 milliards d’euros pour mener à bien le chantier.

Mais selon l’Agence nationale du traitement des déchets radioactifs (l’Andra), il faudra qu’EDF débourse 34 milliards d’euros au bas mot.

Une nouvelle dose d’incertitude plane sur la capacité d’EDF à amortir de tels chantiers.

En revanche, la certitude que le consommateur paiera la facture se renforce.

Marché de gros : les prix repartent à la hausse


Les fournisseurs alternatifs ont l’assurance grâce au dispositif d’Accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh, nous reviendrons dessus un peu plus bas) de pouvoir acheter leur quota d’électricité issue du nucléaire à EDF pour un prix déterminé, et ce à tout moment.

Il était fixé à 42 €/MWh jusqu’en 2018.

Avant cette date, pas de problème : le prix du MWh sur le marché de gros était inférieur à 42 €.

Les fournisseurs alternatifs achetaient donc leur électricité sur le marché plutôt qu’à EDF.

Mais début 2018, les prix de l’électricité sur les marchés se sont envolés pour atteindre 58 €/MWh.

Résultat ?

cours de bourse marché de gros électricité

Les fournisseurs alternatifs épuisent leurs quotas auprès d’EDF et achètent le complément d’électricité au prix fort sur le marché de gros, faisant exploser leurs coûts.

Cette situation est difficilement tenable sans augmenter le prix de vente aux consommateurs.

Mais si les fournisseurs alternatifs augmentent leur prix au-delà du tarif réglementé fixé par l’État, leurs abonnés fuiront vers EDF.

Bref.

Le prix facturé aux consommateurs doit augmenter pour permettre non seulement aux fournisseurs alternatifs de survivre, mais surtout à EDF de garder la tête hors de l’eau et ne pas sombrer sous le poids de ses dettes.

Malheureusement, ce n’est pas tout.

Les prix sur le marché de gros sont appelés à augmenter davantage pour deux raisons :

  • Le prix des quotas d’émission de CO2 s’est brutalement envolé, pesant très fortement sur les coûts de production des énergéticiens européens ayant recours aux énergies fossiles pour produire de l’électricité (ils sont encore une majorité).
  • Les efforts croissants de plusieurs pays pour sortir du nucléaire se sont traduits par la fermeture de réacteurs, entraînant des tensions à la hausse sur le marché (plus de demande, moins d’offre, et un report vers des modes de productions qui émettent plus de CO2)

Vous l’aurez compris, c’est encore une source d’augmentation du montant de votre facture d’électricité.

Bruxelles fait pression à la hausse des prix


Il est couramment admis que les coûts de production du nucléaire français sont plus faibles qu’avec d’autres modes de production comme les centrales à charbon ou au gaz.

Selon cette méthode de calcul, le tarif réglementé de l’électricité fixé par l’État (sur lequel sont indexés les prix de quasiment tous les fournisseurs) semble plutôt bon marché au regard des prix pratiqués dans le reste de l’Europe.

Voyez plutôt :

hausse du tarif réglementé

Nous l’avons vu, cette affirmation est très discutable au vu des nombreux « coûts cachés » du nucléaire.

Mais admettons.

Voici ce que cela signifie : du fait de notre recours massif à l’atome, Bruxelles considère que la France a bénéficié d’une « rente ».

Pour l’Union européenne, le tarif réglementé français est trop bas et entrave la concurrence.

Il dissuaderait de potentiels nouveaux entrants qui vendraient à perte s’ils entraient sur le marché.

Résultat :

À terme, les autorités européennes ont sommé la France de supprimer complètement tout contrôle sur les prix de l’électricité.

Concrètement, ça veut dire quoi pour vous ?

Simplement que c’est une raison supplémentaire de s’attendre à une hausse du prix de l’électricité en France.

Chapitre 4 :

L’État peut-il lutter contre ces hausses ?


Il est arrivé plusieurs fois par le passé que le gouvernement gèle le prix de l’électricité.

Comment est-ce possible ?

Le gouvernement a le pouvoir de refuser les hausses de prix recommandées par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), notre gendarme du marché de l’énergie.

De cette manière, il répond aux demandes répétées des associations de défense du consommateur.

Mais les concurrents d’EDF voient d’un mauvais œil le gel du prix du tarif réglementé.

Pourquoi ?

Simplement car il les empêche d’augmenter leur prix, sous peine de voir leurs clients fuir chez EDF !

Regroupés au sein de l’Anode (l’Association nationale des opérateurs détaillants en énergie), ils ont saisi la justice plusieurs fois par le passé pour contester de telles pratiques.

Ségolène Royal ex ministre écologie

En 2014, Ségolène Royal, à l’époque ministre de l’Écologie, s’était déjà pris les pieds dans le tapis en annulant la décision d’augmenter de 5 % le TRV.

Deux ans après, en juin 2016, le Conseil d’État avait à son tour annulé le décret de Ségolène Royal.

Résultat ?

Une augmentation rétroactive des tarifs EDF pendant 18 mois.

Vous faisiez partie des 28 millions d’abonnés aux offres EDF ?

Vous avez en moyenne dépensé 1,5 € par mois pendant 18 mois (soit 27 €) pour rattraper le gel du prix de l’électricité.

Par ailleurs, les concurrents d’EDF ne sont pas les seuls à protester contre cette prérogative de l’État.

EDF aussi préférerait ne pas voir les tarifs de vente stagner.

La raison ? A cause de ses dettes abyssales, les comptes de l’énergéticien sont dans le rouge.

Une halte dans la hausse du tarif réglementé signifie donc une réduction de sa marge.

En définitive, quand la CRE demande une hausse des prix et que le gouvernement la refuse, elle n’est que repoussée dans le temps.

Pire, lorsqu’elle s’applique effectivement, il peut y avoir un effet de rattrapage et la hausse est encore plus brutale sur votre facture.

Il est donc clair que l’État ne peut rien faire pour lutter contre les augmentations inéluctables du prix de l’électricité.

Si vous ne voulez pas subir chaque année davantage, il est urgent que vous passiez à l’action.

Et nous allons voir comment maintenant.

Chapitre 5 :

Que faire pour ne pas voir le montant de sa facture d’électricité s’envoler ?


Pour agir contre la hausse du prix de l’électricité, il y a les gestes simples :

  • Acheter des appareils électroménagers moins énergivores ;
  • Utiliser les programmes « éco » de vos lave-linges, lave-vaisselles ou sèche-linges ;
  • Changer vos ampoules classiques pour des LED ;
  • Éteindre vos multiprises lorsque vous ne les utilisez plus ;
  • Ne pas laisser vos appareils en mode veille…

Mais ce n’est pas ça qui réduira significativement le montant de votre facture d’électricité.

Une solution plus efficace consiste à produire votre propre électricité.

Alors comment faire ?

L’autoconsommation photovoltaïque


En installant des panneaux photovoltaïques sur votre toit, vous pouvez faire jusqu’à 45 % d’économies sur votre facture.

Comment ?

C’est assez simple.

Vos panneaux solaires produisent de l’électricité en réagissant avec les rayons du soleil et alimentent directement votre logement.

Vous consommez donc votre propre électricité verte et dépendez moins du réseau électrique.

Aides locales installation panneau solaire

Et si jamais vous produisez plus d’électricité que ce dont vous avez besoin ?

Vous créez ce qu’on appelle un « surplus » qui peut être vendu à EDF Obligation d’Achat (EDF OA) à un montant défini par l’État, garanti et fixe pendant 20 ans.

Entre les économies réalisées sur votre facture et la vente de votre surplus de production, vous réduisez drastiquement votre facture d’électricité et ne subissez plus ces hausses incessantes.

Profitez des aides de l’État tant qu’elles existent


Il y a de nombreuses aides de l’État pour vous encourager à poser des panneaux solaires.

Pour l’autoconsommation avec vente du surplus, il en existe deux principales :

① La Prime à l’Autoconsommation


Cette prime est calculée en fonction du nombre de kilowatt-crêtes installés.

Nous avons récapitulé pour vous le montant de cette prime dans un tableau :

Puissance de l’installation photovoltaïque Montant versé pour chaque kWc installé
⩽ 3 kWc 390 €
⩽ 9 kWc 290 €
⩽ 36 kWc 180 €
⩽ 100 kWc 90 €

Elle est versée tous les ans pendant 5 ans à partir de la date anniversaire de la mise en service de vos panneaux solaires.

Par exemple :

Votre installation solaire fait 3 kWc ? Vous toucherez une prime pour un montant total de 1 170 €.

Elle sera versée en 5 annuités de 234 €.

Tout simplement.

② Le tarif de rachat subventionné


Souvenez-vous, vous pouvez revendre l’électricité que vous ne consommez pas à EDF OA à un prix garanti et fixe pendant 20 ans.

Ce prix est déterminé par l’État et constitue donc une subvention pour bonifier votre production électrique.

Il est aujourd’hui de 0,10 €/kWh.

Il s’agit d’un réel coup de pouce pour tous les producteurs d’électricité photovoltaïque en autoconsommation.

Mais ces aides ne sont pas gravées dans le marbre !

Elles font partie des efforts consentis par les gouvernements successifs pour s’engager dans la transition énergétique.

La loi de transition énergétique fixe comme objectif de porter la part des énergies renouvelables à 32 % dans le mix énergétique français d’ici à 2030.

C’est bien pour inciter les Français à produire et consommer leur propre électricité issue du photovoltaïque que l’État a mis en place ces aides.

Les énergies renouvelables en France

Mais elles n’ont qu’un temps.

À mesure que les Français vont s’équiper de panneaux solaires et que le prix des technologies va baisser, le gouvernement considérera tôt ou tard que les incitations à investir dans le solaire sont suffisantes et supprimera les aides.

D’ailleurs, la loi prévoit un plafond maximum trimestriel d’installations photovoltaïques exprimé en kWc.

Si celui-ci est dépassé, les primes baissent d’un coefficient prédéfini.

Donc, plus vous êtes nombreux à faire installer des panneaux solaires, plus les aides ont des chances de baisser.

Pas de doute : il faut donc en profiter maintenant !

Produisez votre électricité à un prix imbattable


Prenons un cas concret :

Vous habitez une maison de plain-pied dans le Puy-de-Dôme avec une surface de toit disponible de 40m².

clermont ferrand puy de dome installation panneau solaire

Vous avez opté pour un forfait heures pleines (HP) / heures creuses (HC) avec les prix suivants :

  • HP : 0.1579 €/kWh
  • HC : 0.1228 €/kWh

Votre facture annuelle s’élève à 1 900 €.

Dans ce cas, une installation de 6 kWc est recommandée. Elle vous permettra de produire 136 000 kWh sur 25 ans.

Elle coûtera dans notre réseau In Sun We Trust autour de 13 500 €, auxquels il faut déduire la prime à l’autoconsommation de 1 740 € (6 x 290).

Si nous imaginons que l’électricité que vous produisez est entièrement consommée, elle vous « coûtera » (13 500 – 1 740) / 136 000 = 0,086 €/kWh.

C’est le meilleur prix auquel vous pouvez consommer votre électricité, largement inférieur aux 15 centimes du kWh facturés par la plupart des fournisseurs.

Maintenant, c’est à vous !


Voilà, vous savez désormais pourquoi votre facture d’électricité va très fortement augmenter.

J’espère que vous avez trouvé cet article intéressant.

J’aimerais maintenant vous laisser la parole :

Étiez-vous au courant du montant faramineux du grand carénage initié par EDF ?

Comptez-vous installer des panneaux solaires chez vous ?

Faites-le moi savoir en réagissant juste en-dessous !

FAQ

Comment est calculé le prix de l’électricité ?


Grâce à la méthode de l’empilement : chaque poste de coût est agrégé pour former le prix final facturé au consommateur. Il comprend les coûts pour la fourniture, les coûts pour l’acheminement les taxes et contributions.

De combien le prix de l’électricité a-t-il augmenté ?


En 2019, le prix du TRV (tarif de vente réglementé) a grimpé de 7,2 %. En 10 ans, le prix de l’électricité a augmenté de presque 50 %.

Pourquoi va-t-il continuer de grimper ?


Du fait de l’endettement inquiétant d’EDF, des pressions d’ouverture à la concurrence de Bruxelles et de l’augmentation des prix sur les marchés de gros, il est très probable que le prix de l’électricité explose dans les prochaines années.

Comment se protéger ?


Les panneaux photovoltaïques permettent de gagner en indépendance énergétique. Un foyer peut réaliser jusqu’à 45 % d’économies sur sa facture d’électricité, sans même avoir à installer une batterie.