Après le rachat de la société de services énergétiques SolarCity et le lancement de la nouvelle gamme de batteries électriques domestiques Powerwall, Elon Musk – patron de Tesla Motors – confirme son appétit pour les énergies renouvelables en alimentant une île tout entière avec l’énergie photovoltaïque. Laissez-vous guider par cet article vers la belle île solaire de Ta’u…

Ta’u peut dorénavant s’appeler « L’île de Tesla » ! L’inventeur et serial entrepreneur Elon Musk a relevé un défi des plus spectaculaires en permettant à une île de 600 habitants d’être entièrement autonome grâce à l’énergie solaire. Auparavant, la petite île des Samoa américaines devait importer du fioul depuis les Etats-Unis, à plus de 6000 km, pour produire son électricité.  Avec cette nouvelle installation financée par les autorités locales et l’Agence américaine de protection de l’environnement, Ta’u peut enfin laisser tomber ses vieux générateurs polluants et ainsi économiser plus de 440 000 litres de diesel par an.

5300 panneaux pour un seul îlot !

Sur l’île de Ta’u, SolarCity a installé 5 328 panneaux solaires et 60 Powerpacks Tesla – des batteries capables d’emmagasiner 6 Mwh d’électricité produite par les panneaux photovoltaïques. Ces batteries  grand format mettent moins de 7 heures à se recharger entièrement, et peuvent stocker assez d’énergie pour alimenter l’île pendant 72 heures sans aucun rayon de soleil.

Mise en place en moins d’une année, cette petite ferme solaire est une petite révolution pour les citoyens de l’île. Keith Ahsoon, une insulaire citée sur le blog de SolarCity, se souvient très bien quand l’entreprise chargée de l’approvisionnement du fioul « n’avait pas été en mesure d’envoyer un seul bateau pendant deux mois ». Un souvenir assez amer pour cette femme, forcée d’assurer tous ses besoins en énergie avec de simples bougies.

Vers des îles « 100 % renouvelables »

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La centrale Gorona del Viento associe cinq éoliennes et deux bassins

Selon SolarCity, cette île solaire n’est pas un projet futuriste mais plutôt un « échantillon de ce qu’il est possible de faire dès aujourd’hui ». De fait, l’entreprise n’est pas la première à réaliser un projet d’une telle ampleur. L‘île espagnole d’El Hierro, située dans l’archipel des Canaries, a ainsi couplé en 2014 une centrale hydraulique avec un parc éolien. Élaboré depuis 30 ans, ce projet hydroéolien n’a peut-être pas l’aspect technophile et « prêt à déployer » cher à Elon Musk, mais il fait lui aussi preuve d’une belle ingéniosité. Moralité : les îles qui veulent se passer des énergies fossiles ont désormais largement de quoi s’inspirer !