Amis Strasbourgeois, l’association Greenpeace (qui mène avec notre soutien la campagne « Le solaire se lève à l’Est ») s’apprête à transformer votre ville en cours de récréation géante. Ça se passe ce samedi 8 octobre à 14h30, place Broglie, avec l’opération « 1,2,3 solaire ». L’occasion de rappeler à tous nos lecteurs le potentiel considérable de cette énergie dans la région Grand Est.  

« 1,2,3 solaire »Greenpeace s’apprête à raviver les plus beaux souvenirs des Strasbourgeois, en les invitant à participer au « plus grand 1,2,3 soleil jamais organisé ». Aux côtés des habitants de la ville, Jean-François Julliard et Cyrille Cormier, respectivement directeur général et chargé de campagne « énergie » de Greenpeace France, viendront également se prêter au jeu.

Tous deux croient fortement au potentiel solaire de la région, estimé à plus de 38 gigawatts par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). A travers l’opération « 1,2,3 solaire », ils espèrent en convaincre également – par un moyen ludique – la population locale.

Un potentiel largement inexploité

Selon l’ONG écologiste, environ 80 % de la consommation électrique du Grand Est pourrait être couverte par l’énergie solaire. Une utopie ?

Non, bien au contraire, même si la région n’a pas été des plus gâtées par « mère Nature » au niveau de l’ensoleillement. Le meilleur moyen de s’en rendre compte, c’est de la comparer à ses voisines allemandes.  En 2014, on relevait seulement 0.9% d’électricité de source photovoltaïque en Alsace, 1.1% en Lorraine et 0.8% en Champagne-Ardenne. Outre-Rhin, le Bade-Wurtemberg couvrait pour sa part 7% de la consommation d’électricité à l’aide du solaire, et prévoit de faire deux fois mieux d’ici 2020. De quoi donner du grain à moudre à Greenpeace, qui souhaite convaincre les élus du Grand Est de créer un fonds d’investissement public dans les énergies renouvelables.

Une opportunité à saisir

Certains diront peut-être qu’il vaut mieux développer en priorité le solaire là où il est le plus efficace : dans les régions méditerranéennes, grâce à un ensoleillement favorable. En réalité, pour réussir la transition énergétique, il faudra installer des panneaux solaires un peu partout, et rapprocher les lieux de production des lieux de consommation.

Après tout, les consommateurs d’électricité du Grand Est paient comme tous les autres la Contribution au Service Public de l’Electricité (CSPE), qui sert notamment à financer le développement des énergies renouvelables. Pourquoi ne bénéficieraient-ils pas, eux aussi, des retombées sociales et économiques positives liées à l’essor de l’énergie solaire ? Ajoutons enfin que l’un des trois principaux fabricants français de panneaux solaires est alsacien, et que 88 % des habitants de la région sont favorables au solaire. Autant d’arguments qui, mis bout à bout, devraient aider particuliers, entreprises et investisseurs à franchir le pas.

A commencer par les habitants de Strasbourg qui, ce samedi place de Broglie, devront avancer en toute discrétion… sous peine de perdre à « 1,2,3 solaire »    🙂

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