L’architecture, c’est une tournure d’esprit et non un métier”, disait joliment Le Corbusier. De la même manière, un bâtiment est souvent bien plus qu’une simple imbrication de matériaux : il est le reflet de l’esthétique et des préoccupations d’une époque. Chaque bâtiment solaire que nous allons vous faire découvrir dans cet article est à la fois beau, sobre et fonctionnel. Repérées par Mother Nature Network, ces créations sont représentatives d’une nouvelle révolution architecturale, en prise avec les enjeux économiques et environnementaux actuels. Et elles nous en mettent plein les mirettes !

Le plus techno-écolo : Apple campus 2

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon le magazine Businessweek, le nouveau vaisseau amiral d’Apple – annoncé par Steve Jobs lors de sa toute dernière apparition publique – coûtera 5 milliards de dollars.

Une coquette somme, qui s’explique en partie par sa dimension grand format : ce futur bâtiment solaire est conçu pour accueillir environ 13 000 employés. Mais ce n’est pas tout. Ce chef d’œuvre architectural, inspiré de la cité de Bagdad à l’époque de Charlemagne, sera entièrement alimenté en énergie solaire. Une bonne  partie sera produite sur place par plusieurs milliers de panneaux solaires – complétés des piles à combustibles géantes de 4 mégawatts. Plus de 7 000 arbres seront également plantés afin de faire « respirer » le campus.

Bref, quand on aime, on ne compte pas. Et puis 5 milliards, pour une entreprise qui en a plus de 200 en réserve, c’est peanuts !

Le plus autonome : Sol Invictus 

 

 

 

 

 

 

 

 

Situé à Melbourne, ce bâtiment de 60 étages compte offrir à ses occupants une expérience inédite. Son originalité : être complètement déconnecté du réseau d’électricité. Dans ce but, sa façade courbée et recouverte de panneaux solaires lui permettra de capturer un maximum de rayons pendant la journée. Des éoliennes ont aussi été installées sur le toit.

Le cabinet d’architecture Peddle Thorp, en charge du projet, a préféré enrouler des panneaux solaires autour du bâtiment plutôt que de les installer sur le toit. Il a ainsi pu inclure dix fois plus de panneaux solaires (3 500 mètres carrés, tout de même !) qu’avec une configuration « classique » sur toiture. Cela devrait permettre de pourvoir à la moitié des besoins énergétiques annuels de la construction. Les concepteurs espèrent même pouvoir faire mieux grâce au développement rapide des technologies de stockage d’électricité.

Le plus avare (en places de parking) : le QG de General Electric

Le voile n’a pas trop la cote en France ces jours-ci, mais aux Etats-Unis, General Electric compte justement « voiler » son nouveau siège social… avec des panneaux solaires !

Comme nous l’explique Boston Magazine, le bâtiment sera couvert d’un voile spécial composé de « lames solaires », permettant de laisser passer une partie de la lumière dans les bureaux, et de capter l’autre partie pour générer de l’électricité photovoltaïque.

Par contre, mauvaise nouvelle pour ceux qui voulaient se la jouer en arrivant au bureau en Hummer.  Afin d’encourager les formes alternatives de transport, le bâtiment solaire ne comptera pas plus d’une trentaine de places de parking, alors qu’il doit accueillir 800 employés.

Le plus gigantesque : la « Giga-Usine » de Tesla

Comme son nom l’indique assez clairement, la nouvelle usine de Tesla sera très, mais alors très très grande. De quoi en faire, tout simplement, le plus grand bâtiment au monde en termes de surface.

Outre sa taille, la Megafactory se distingue aussi par sa conception écolo. Selon CleanTechnica, Tesla a décidé, avant même de commencer le projet, de ne construire aucun pipeline de gaz naturel afin de compter à 100% sur les énergies renouvelables. L’entreprise compte non seulement recouvrir l’ensemble du toit de panneaux solaires, mais aussi les collines voisines. D’où l’intérêt d’aller s’implanter dans le fin fond du Nevada !

Le plus ludique : l’école internationale de Copenhague 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a quelques semaines, Copenhague a dévoilé son « école du futur », alliant modernisme architectural, durabilité et pédagogie. Un lieu d’apprentissage idéal pour les 1 200 jeunes qui intégreront l’école en janvier 2017.

Le bâtiment sera couvert avec pas moins de 12 000 panneaux solaires, ce qui permettra de couvrir au moins la moitié de ses besoins annuels en électricité. La production sera d’environ 300 MWh par an, soit la consommation annuelle de 70 foyers.

Le petit truc en plus : l’étude du bâtiment solaire sera intégrée au programme pédagogique des élèves. Ceux-ci peuvent suivre la production d’énergie, et jouer avec les données dans leurs cours de physique et de mathématiques. Décidément, ces Scandinaves font tout mieux que nous !   🙂

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